Chapitre V : Gestion Intégrée de Zones Côtières
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1. Tamanart
Le site Tamanart demeure le plus important de la région Ouest de Skikda, de la daïra de Collo
précisément. La beauté du lieu est également accrue par le magnifique oued qui descend des
hauteurs de la région de Tamanart jusqu’à la mer, en plus de l’abondance de zones rocheuses
et d’eaux limpides et très salines.
Cette zone est totalement naturelle. Les différentes infrastructures existantes au niveau de la
baie de Collo peuvent influencer sur la qualité des eaux ainsi que sur la dynamique hydro
sédimentaire de cette zone.
2. Oued Tamanart
L’embouchure de l’oued Tamanart ou la zone humide ne présente aucun signe de pollution, il
s’agit d’une eau très claire en revanche on marque la présence de poissons. Il joue le rôle de
tampon entre la mer et la terre et il protège le littoral des tempêtes et de l’érosion due aux
vagues et aux courants.
3. Port de pêche de Collo
Situé à l’Ouest de Skikda, sa construction a impacté la région de Collo sur plusieurs plans :
 Les travaux maritimes engendrent une modification du trait de côte, des dragages et le
rejet de leurs produits.
 Panaches et changement de la dynamique sédimentaire.
 Modification de la géomorphologie et de la bathymétrie de la zone.
 Pêche artisanale non contrôlée.
 Rejets de macro-déchets polluants les bassins d’accostage.
 Activités portuaires polluantes : entretien, navigation.
 Impact visuel remarquable (esthétique de la zone).
4. Littoralisation, rejets domestiques et industriels :
La concentration de la population et la forte urbanisation anarchique de la façade maritime de
Skikda, ont engendré une véritable détérioration du littoral, dont les glissements de terrain
constaté tout le long sont l’expression la plus visible de cette dégradation. Un phénomène qui
résume à lui seul l’échec de l’urbanisation aux abords de la mer, sans réelle mise en place des
mesures adéquates de protection de cet espace très convoité et très fragile surtout.
« Les effets induits sur le milieu côtier et ses ressources par la littoralisation dénotent des
dégradations certes encore localisées mais parfois irréversibles».
Skikda, s’est développée anarchiquement au détriment du foncier agricole littoral et au prix
d’une sur occupation anarchique du rivage marin.
La zone industrielle et l’absence de station d’épuration pour les déchets liquides urbains qui
déversent directement dans la mer, polluent la baie et les rades portuaires.
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