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La mise en œuvre d’un document graphique tel qu’un Atlas est une tache
multithématique, commençant souvent par l’inventaire des besoins des acteurs, en passant par
la collecte et l’acquisition des données nécessaires (cartographiques / descriptives), et la mise
en page finale design de l’Atlas.
L’échelle de traitement (local, régionale) dépend de la résolution spatiale de la donnée et de sa
disponibilité, une échelle fine d’analyse est souvent synonyme de données « propriétaires
/payante », comme pour les images satellitaires ou MNT à très haute résolution.
L’occupation du sol dans notre cas a été réalisé à une échelle moyenne, des classes d’occupation
du sol plutôt grossière « artificialisé, végétation… ». Des classes d’occupation du sol plus fines
peuvent être produite au futur selon le besoin des utilisateurs (Urbain : collectif, individuel,
étatique, précaire….. / Végétation : forêt, Maquis, Prairie…).
L’utilisation de la photographie aérienne ancienne, permet non seulement d’observer
« qualitativement » la mutation des écosystèmes côtiers, mais aussi de quantifier plus
spécifiquement l’évolution surfacique notamment « la superficie des plages, la perte de dunes,
l’artificialisation de la plage, ou l’évolution de terre agricoles adjacentes… ».
La couche carte géologique ouvre ici certaines perspectives quant au profilage des types de
lithologie par plage (utile pour d’éventuelles études d’aménagement, ou pour la compréhension
de l’aptitude des plages à l’érosion / accrétion), surtout avec l’identification éventuelle de dunes
neursiéres.
La conception graphique est aussi un défi, notamment par rapport au choix du modèle qui varie
de modèle « dédié à la simple vulgarisation au grand public » à des modèles plutôt dédiés à un
personnel scientifique ou à des acteurs territoriaux, celui retenu dans le présent travail est plutôt
un choix « hybride » entre les deux vocations.
Une des principales réserves est le manque de données sémantiques sur les plages à travers les
sources bibliographiques ou institutionnelles, le peu d’information descriptive sur l’état des
plages (aménagement, état environnemental ou les commodités…) a été collectées grâce au
courte missions terrain réalisées durant ce mémoire, ce volet reste à enrichir/améliorer.
D’autres couches à libre accès auraient pu être intégrées dans cet Atlas des plages, mais ont été
délaissées (par manque de temps), comme la bathymétrie, qui fournit gratuitement (à une
échelle plutôt régionale), par le GEBCO (The General Bathymetric Chart of the Oceans ).
Ainsi la mise en œuvre d’un atlas thématique en Algérie, avec l’évolution des données à Libreaccès (notamment certains archives satellitaires « Landsat à partir de 2008, Sentinnel à partir
de 2015 » ou certaines données vecteurs comme « OpenStreetMap ») est devenue possible mais
à une échelle d’analyse « plutôt régionale », le passage à une échelle plus fine (au niveau de
l’unité géomorphologique par exemple comme « la plage, la crique… »), nécessite des données
propriétaires (souvent payantes), et donc la mobilisation d’un budget minimal pour ce type de
document d’intérêt multidisciplinaire.
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