Chapitre I : Etat des connaissances
23
7.2. Modélisation géochronologique par le 210 Pb
7.2.1. Cycle du 210 Pb
La présence du
210
Pb dans l’atmosphère est due au fait qu’un de ses parents soit un gaz, le radon
222 (
222 Rn, T1/2 = 3,8 jours), élément issu du
226 Ra (T1/2 = 1600 ans); il est régulièrement libéré
par émanation de la croûte terrestre (roches continentales, sols) ou lors des émissions
volcaniques. Sa désintégration dans l’atmosphère donne alors naissance, par l’intermédiaire de
plusieurs éléments de courte période, au
210
Pb.
La présence du
210
Pb dans les sols et sédiments a une double origine. Il est, soit formé in situ
par désintégration radioactive à partir de l’
238 U présent dans la roche mère, soit apporté à la
surface de la terre (sols et sédiments de surface) depuis l’atmosphère sous forme de retombées
sèches (poussières) ou humides (pluie et neige), comme le montre la figure I.7.
Figure I.7: Cycle global du
210
Pb : source, transport, dépôt et redistribution d’après (Preiss et
al., 1996).
Cette fraction atmosphérique de
210 Pb est donc « en excès » (noté
210
Pbxs) par rapport à la
fraction «in situ » (Appleby et al., 1988). Cette dernière, encore appelée
210
Pb « supporté », est
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7.2. Modélisation géochronologique par le 210 Pb
7.2.1. Cycle du 210 Pb
La présence du
210
Pb dans l’atmosphère est due au fait qu’un de ses parents soit un gaz, le radon
222 (
222 Rn, T1/2 = 3,8 jours), élément issu du
226 Ra (T1/2 = 1600 ans); il est régulièrement libéré
par émanation de la croûte terrestre (roches continentales, sols) ou lors des émissions
volcaniques. Sa désintégration dans l’atmosphère donne alors naissance, par l’intermédiaire de
plusieurs éléments de courte période, au
210
Pb.
La présence du
210
Pb dans les sols et sédiments a une double origine. Il est, soit formé in situ
par désintégration radioactive à partir de l’
238 U présent dans la roche mère, soit apporté à la
surface de la terre (sols et sédiments de surface) depuis l’atmosphère sous forme de retombées
sèches (poussières) ou humides (pluie et neige), comme le montre la figure I.7.
Figure I.7: Cycle global du
210
Pb : source, transport, dépôt et redistribution d’après (Preiss et
al., 1996).
Cette fraction atmosphérique de
210 Pb est donc « en excès » (noté
210
Pbxs) par rapport à la
fraction «in situ » (Appleby et al., 1988). Cette dernière, encore appelée
210
Pb « supporté », est
