Chapitre I : Etat des connaissances
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Après cette évaluation, une approche dosimétrique et sanitaire peut être appliquée sur les
produits de la mer selon leurs taux de consommation.
7.1. Comportement des radionucléides dans une colonne sédimentaire
Les processus de rétention des radionucléides au niveau des sédiments, par transfert à partir du
compartiment aqueux récepteur, sont très divers :
Fixation sur la matière en suspension dans l’eau de mer et appelée à sédimenter dans les
zones de dépôt à faible hydrodynamique,
Précipitation directe de formes colloïdales sur les sédiments de fond, par suite de
floculation,
Fixation directe sur le sédiment par adsorption,
Dépôt d’organismes morts et de détritus ayant préalablement fixé des radionucléides.
Le résultat immédiat de ces actions est une localisation momentanée de la radioactivité à la
surface du sédiment. Le sort des radionucléides va ensuite dépendre de deux phénomènes
opposés :
L’un qui tend à faire repasser les radionucléides en phase aqueuse (désorption);
L’autre qui tend à faire pénétrer le radionucléide dans les couches profondes du
sédiment (migration et enfouissement).
La fixation initiale des radionucléides à la surface du sédiment est suivie de leur pénétration
dans l’épaisseur de la couche sédimentaire. Cette pénétration est favorisée par le mouvement
des vagues et/ou des courants du fond marin (mélange des couches sédimentaires supérieures),
des organismes benthiques fouisseurs, et enfin par suite des processus de diffusion d’une part
et de sédimentation d’autre part. Mais, indépendamment du phénomène de diffusion qui dépend
de la porosité des sédiments, le phénomène qui contribue le plus à l’enfouissement des
radionucléides au sein de la masse solide est celui de l’accumulation successive des sédiments.
La profondeur d’enfouissement est liée à la vitesse de sédimentation, très variable d’un lieu à
un autre.
De nombreux facteurs conditionnent les processus et le taux de fixation des radionucléides sur
les sédiments : facteurs propres aux sédiments eux-mêmes, aux radionucléides et enfin au
milieu ambiant.
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Après cette évaluation, une approche dosimétrique et sanitaire peut être appliquée sur les
produits de la mer selon leurs taux de consommation.
7.1. Comportement des radionucléides dans une colonne sédimentaire
Les processus de rétention des radionucléides au niveau des sédiments, par transfert à partir du
compartiment aqueux récepteur, sont très divers :
Fixation sur la matière en suspension dans l’eau de mer et appelée à sédimenter dans les
zones de dépôt à faible hydrodynamique,
Précipitation directe de formes colloïdales sur les sédiments de fond, par suite de
floculation,
Fixation directe sur le sédiment par adsorption,
Dépôt d’organismes morts et de détritus ayant préalablement fixé des radionucléides.
Le résultat immédiat de ces actions est une localisation momentanée de la radioactivité à la
surface du sédiment. Le sort des radionucléides va ensuite dépendre de deux phénomènes
opposés :
L’un qui tend à faire repasser les radionucléides en phase aqueuse (désorption);
L’autre qui tend à faire pénétrer le radionucléide dans les couches profondes du
sédiment (migration et enfouissement).
La fixation initiale des radionucléides à la surface du sédiment est suivie de leur pénétration
dans l’épaisseur de la couche sédimentaire. Cette pénétration est favorisée par le mouvement
des vagues et/ou des courants du fond marin (mélange des couches sédimentaires supérieures),
des organismes benthiques fouisseurs, et enfin par suite des processus de diffusion d’une part
et de sédimentation d’autre part. Mais, indépendamment du phénomène de diffusion qui dépend
de la porosité des sédiments, le phénomène qui contribue le plus à l’enfouissement des
radionucléides au sein de la masse solide est celui de l’accumulation successive des sédiments.
La profondeur d’enfouissement est liée à la vitesse de sédimentation, très variable d’un lieu à
un autre.
De nombreux facteurs conditionnent les processus et le taux de fixation des radionucléides sur
les sédiments : facteurs propres aux sédiments eux-mêmes, aux radionucléides et enfin au
milieu ambiant.
