Introduction générale
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L’accident nucléaire de Tchernobyl en Avril 1986 et celui de Fukushima en Mars 2011
ont montré qu’il n’existe pas de frontière pour un rejet de radionucléides dans
l’environnement. Ce rejet constitue, ainsi, un nuage entrainant des aérosols radioactifs, qui
peuvent être soumis à des processus physico-chimiques, notamment, la décroissance
radioactive, le dépôt par temps sec (sédimentation) ou humide (lessivage et lavage).
Des masses d’aérosols radioactifs ayant un temps de vie considérable peuvent être d’origines
naturelles et anthropiques provenant de différentes régions, ce qui leur confère la possibilité
d’être transportés sur de longues distances.
La radioactivité, qu’elle soit naturelle ou artificielle, est associée aux constituants de
l’atmosphère (gaz, eau et aérosols). Elle est transportée à proximité des surfaces terrestre et
marine et peut s’y déposer par plusieurs mécanismes physiques.
Une fois déposés, les radionucléides peuvent être fixés sur le sol, dans le milieu marin, dans la
chaîne alimentaire, ou remis en suspension. Ils peuvent éventuellement avoir un impact sur
l’homme et son environnement par le biais de processus climatiques spécifiques aux régions
d’étude.
Les aérosols peuvent contenir des composés à l’état de traces, qui peuvent être
particulièrement utiles au suivi du cycle de vie d’une particule, représentés par des
radionucléides, notamment ceux naturels (
7 Be et
210 Pb) et/ou artificiels (
137 Cs). Ces derniers
sont utilisés comme traceurs pour l’étude des processus de transport atmosphérique, de
sédimentation et aussi l’estimation du temps de résidence.
Trois sites dans la bande Nord de l’Algérie ont été choisis pour effectuer cette étude à savoir :
un site urbain côtier à basse altitude (Alger), un site montagneux à haute altitude (Chréa,
Wilaya de Blida) et un site marin (baie d’Alger).
La caractérisation de ces sites étudiés pour la connaissance des niveaux d’activité, est donc
importante pour une meilleure compréhension du transfert de la radioactivité à travers les
processus atmosphériques et de son impact radio-écologique sur les milieux terrestres et
marins.
Pour une meilleure étude d’impact, il est nécessaire de comprendre au mieux la physique
impliquée autour du cycle biogéochimique des particules, afin de pouvoir prévoir et évaluer le
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Transfert et dépôt de la radioactivité des aérosols et des eaux de pluie vers le sol et le milieu marin: application au nord de l\'Algérie - 24/259

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