Chapitre VI : Interactions des radionucléides entre les compartiments atmosphérique,
terrestre et marin
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Dans le compartiment atmosphérique des deux sites étudiés, les activités élevées du
210 Pb ont
été trouvées dans les particules collectées dans les dépôts mensuels secs et/ou humides.
Les activités pour les sites d’Alger et de Chréa sont de l’ordre de 2,80 Bq∙g
-1 , et 2,57 Bq∙g
-1 ,
respectivement.
Les eaux de pluies contiennent de faibles activités de
210 Pb, de l’ordre de 0,22 Bq∙l
-1 et
1,02 Bq∙l
-1
pour les sites d’Alger et Chréa, respectivement.
Le
210 Pb dans les aérosols était faible comparativement aux particules au niveau des deux
sites : 0,65 mBq∙m
-3 pour Alger et 0,49 mBq∙m
-3 pour Chréa.
La concentration du
210
Pb diminue en fonction de l’altitude (Braziewiez et al., 2004).
Les activités sont influencées par la quantité du volume de l’air aspiré, la quantité d’aérosols
déposés sur les filtres et les conditions météorologiques provoquant la remise en suspension
des particules fines de sol et le transport atmosphérique.
Le transport atmosphérique sur de longues distances véhicule la radioactivité naturelle et
artificielle d’un site à un autre (Bourcier, 2009).
Les rétro-trajectoires des masses d’air déterminées par l’outil HYSPLIT montrent l’origine et
le parcours des masses d’air véhiculant des activités élevées du
210
Pb aux sites de surveillance.
Les résultats des rétro-trajectoires obtenus ont clairement montré que les activités élevées du
210 Pb au site de basse altitude (Alger) ont été influencées par les masses d'air de l'ouest en
provenance de la péninsule Ibérique et de la mer Méditerranée, et pour le site de haute altitude
(Chréa), par les masses d'air du Nord de l'Arctique au-dessus de 60°N, les masses d’air du
Nord de l'Atlantique supérieure à 40°N et les masses d'air arrivant du Sud.
Le
210
Pb atmosphérique a tendance à se déposer par voie sèche et/ou humide sur les milieux
continentaux et marins (Miralles, 2004).
La vitesse de dépôt est un outil utile pour décrire le transfert de radionucléides de
l’atmosphère à la surface de la terre. La vitesse moyenne totale de dépôt pour un
radionucléide donné est calculée en utilisant la relation (Pham et al., 2011):
d
air
F
V
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A
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