Chapitre VI : Interactions des radionucléides entre les compartiments atmosphérique,
terrestre et marin
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1. Introduction
Ce chapitre présente les interactions des radionucléides d’intérêt (
7 Be,
137 Cs et
210 Pb) entre les
différentes matrices environnementales étudiées.
Les transferts des radionucléides entre les compartiments physiques (les géosphères) sont
importants. Leurs processus sont relativement rapides dans l’atmosphère et l’hydrosphère,
alors qu’ils sont très lents dans la lithosphère.
De nombreux échanges intercompartimentaux peuvent exister, on peut citer à titre
d’exemple :
- de l’atmosphère vers la lithosphère et l’hydrosphère : les dépôts secs et humides ;
- de l’hydrosphère vers l’atmosphère : les embruns, les gaz, les formes volatiles … ;
- de l’hydrosphère vers la lithosphère : la sédimentation ;
- de la lithosphère vers l’atmosphère : l’entraînement de particules, la volatilisation des formes
volatiles issues de l’altération des roches et des minéraux ;
- de la lithosphère vers l’hydrosphère : la lixiviation, érosion et interaction terre mer, apports
continentaux éoliens et par les cours d’eaux ;
- de la biosphère vers l’atmosphère : les feux de forêts, oxydation de la matière organique et
l’entrainement des forme volatiles dans l’atmosphère …
Les facteurs qui influencent les cycles biogéochimiques des radionucléides sont présentés
dans la figure I.4 (§ Chapitre I : Etats des connaissances).
Il faut noter que l’atmosphère est un compartiment beaucoup plus petit que les autres
compartiments physiques en termes de masse. Cela implique qu’une masse d’un polluant
radioactif donné injectée dans l’atmosphère représentera une proportion plus grande de la
masse totale que dans les autres compartiments (Amiard, 2017).
Les radionucléides dans l’atmosphère sont sous forme gazeuse, ou encore d’aérosols ou de
particules fines.
La dispersion atmosphérique et la déposition des radionucléides sont gouvernées par de
nombreux facteurs. Les principaux sont la vitesse et la direction du vent ; la vitesse étant en
partie contrôlée par la pression des gradients de dépression et les anticyclones. La direction
terrestre et marin
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1. Introduction
Ce chapitre présente les interactions des radionucléides d’intérêt (
7 Be,
137 Cs et
210 Pb) entre les
différentes matrices environnementales étudiées.
Les transferts des radionucléides entre les compartiments physiques (les géosphères) sont
importants. Leurs processus sont relativement rapides dans l’atmosphère et l’hydrosphère,
alors qu’ils sont très lents dans la lithosphère.
De nombreux échanges intercompartimentaux peuvent exister, on peut citer à titre
d’exemple :
- de l’atmosphère vers la lithosphère et l’hydrosphère : les dépôts secs et humides ;
- de l’hydrosphère vers l’atmosphère : les embruns, les gaz, les formes volatiles … ;
- de l’hydrosphère vers la lithosphère : la sédimentation ;
- de la lithosphère vers l’atmosphère : l’entraînement de particules, la volatilisation des formes
volatiles issues de l’altération des roches et des minéraux ;
- de la lithosphère vers l’hydrosphère : la lixiviation, érosion et interaction terre mer, apports
continentaux éoliens et par les cours d’eaux ;
- de la biosphère vers l’atmosphère : les feux de forêts, oxydation de la matière organique et
l’entrainement des forme volatiles dans l’atmosphère …
Les facteurs qui influencent les cycles biogéochimiques des radionucléides sont présentés
dans la figure I.4 (§ Chapitre I : Etats des connaissances).
Il faut noter que l’atmosphère est un compartiment beaucoup plus petit que les autres
compartiments physiques en termes de masse. Cela implique qu’une masse d’un polluant
radioactif donné injectée dans l’atmosphère représentera une proportion plus grande de la
masse totale que dans les autres compartiments (Amiard, 2017).
Les radionucléides dans l’atmosphère sont sous forme gazeuse, ou encore d’aérosols ou de
particules fines.
La dispersion atmosphérique et la déposition des radionucléides sont gouvernées par de
nombreux facteurs. Les principaux sont la vitesse et la direction du vent ; la vitesse étant en
partie contrôlée par la pression des gradients de dépression et les anticyclones. La direction
