Chapitre IV : Radioactivité dans les sédiments : datation des sédiments, historique de la
pollution et évaluation radio-écologique
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La diminution relative de la teneur en Al est de 26% sur toute la plage de la chronologie, tandis
que la teneur en Fe a augmenté de 50%.
Le changement majeur a été observé dans la teneur en carbone, qui augmente d’un taux de
0,18% dans la couche la plus profonde à un taux de 14,1% dans la couche (9-10 cm) (Tab. IV.2,
Fig.IV.8).
Le carbone semble être non concerné par les processus qui gouvernent les fluctuations
observées pour les métaux et qui sont majoritairement ou totalement d’origine continentale.
Ceci parait logique car la majeure partie du carbone ou sa totalité a une origine interne de la
colonne d’eau de mer. La fluctuation la plus importante dans le profil du carbone, à l’inverse
des métaux, c’est sa concentration très faible dans la couche de surface. Elle ne peut être due
qu’à une production faible de la matière organique par la colonne d’eau et/ou à une digestion
partielle de la matière organique par les organismes benthiques. En dessous de cette couche de
surface, le profil du carbone présente une évolution et une distribution assez normales. En effet,
les couches (9-10 cm) et (18-20 cm) correspondent probablement à la zone de diagenèse
suboxique où la matière organique subit une dégradation et une oxydation progressives par les
différents processus géochimiques dominants dans cette séquence diagénétique. Les couches
profondes de (28-30 cm) et de (42-44 cm) correspondent très probablement à la zone de
méthanogènèse où la matière organique est arrivée à son dernier stade d’évolution avec la
production du méthane.
Le facteur d’enrichissement pour le carbone est de l’ordre de 100 en utilisant les éléments
normalisés Al et Fe. Cela ne peut pas être expliqué par les variations dans la teneur en matière
organique (Tab. 9 en annexe A), ni par les carbonates de calcium biogénique (la teneur en Ca
reste constante, Tab. IV.2).
Les flux anthropiques des polluants peuvent être estimés à partir des taux de sédimentation
récents et de la concentration en excès de chaque élément (différence entre les concentrations
des couches (0-1cm) et (42-44cm). Les taux de sédimentation exprimés en g∙m
2
∙an
-1 des
différents éléments chimiques sont les suivants : 152 pour C, 58 pour Fe, 1,22 pour Mn, 0,26
pour Zn, 0,21 pour Sr, 0,10 pour Rb, 0,08 pour Br et 0,07 pour Pb (avec une incertitude relative
de 30% contribuée par le taux d’accumulation des sédiments).
Les processus diagénétiques et géochimiques peuvent influencer sensiblement le comportement
et les concentrations des oligo-éléments dans les sédiments en fonction de la profondeur; et
c'est probablement la raison pour laquelle le Manganèse présente plusieurs facteurs
d’enrichissement en fonction de l'élément de normalisation utilisé.
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