Chapitre IV : Radioactivité dans les sédiments : datation des sédiments, historique de la
pollution et évaluation radio-écologique
148
développement urbain de la ville d’Alger après l'indépendance de l'Algérie, et elle peut inclure
les inondations de 1974.
Les âges du deuxième transect s’étalent du milieu des années 70 jusqu’en 2006. Les conditions
sédimentaires ont été relativement régulières dans cette période, sans les empreintes apparentes
des phénomènes naturels : le tremblement de terre de 1980, les inondations spectaculaires de
Bab El-Oued en 2001 et le tsunami de l’année 2003.
Les travaux de Periáñez et Abril (2013) ont rapporté des résultats de simulation numérique du
tsunami de 2003 à Alger. L'amplitude maximale de l'onde de tsunami était proche de 0,5 m le
long du rivage de la baie, et en dessous de 0,2 m dans le site d'échantillonnage. Les vitesses
maximales des courants d'eau étaient de 0,25 m/s et en-dessous de 0,1 m/s. Les contraintes de
cisaillement associées sont de 0,16 Pa le long de la côte et 0.025 Pa au niveau du site
d'échantillonnage, ce qui est inférieur au seuil de la remise en suspension des argiles et de la
remobilisation du sable fin côtier.
Ces résultats sont en accord avec l'absence d'une empreinte de ce tsunami dans la carotte
sédimentaire.
Les âges du premier transect s’étalent de 2006 à la date de l’échantillonnage de la carotte (2015).
Les âges établis par l’analyse des transects du modèle CIC montrent une variabilité modérée
révélant ainsi une variabilité significative des concentrations initiales qui semblent être
probablement liées aux impacts anthropiques dues à la croissance démographique et à
l’expansion de l’urbanisation.
Les valeurs récentes du taux d’accumulation des sédiments (0,73 ± 0,21 g.cm
-2 an
-1 )
correspondent à des vitesses d’accumulation de 0,86 ± 0,25 cm / an lorsque on prend en compte
le compactage précoce (Abril, 2003b).
6. Historique de la pollution de la baie d’Alger
Les échantillons de sédiment sélectionnés aléatoirement (cinq couches) couvrant l’ensemble de
la carotte ont été analysés par la technique WDXRF.
Les concentrations normalisées (par rapport aux moyennes arithmétiques) des différents
éléments chimiques ont été présentées en fonction de la date de dépôt sur le sédiment (Fig.
IV.8).
Précédent

Transfert et dépôt de la radioactivité des aérosols et des eaux de pluie vers le sol et le milieu marin: application au nord de l\'Algérie - 177/259

Suivant