Chapitre IV : Radioactivité dans les sédiments : datation des sédiments, historique de la
pollution et évaluation radio-écologique
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cité dans les travaux de Laissaoui et al. (2008), à un taux de 0,05 an
-1 , et en augmentant la valeur
de 𝑤 𝑆 à 0,15 g.cm
-2 an
-1 (Modèle 2 sur la Fig. IV.2).
Les taux d’accumulation des sédiments utilisés dans cet exercice de modélisation sont bien
inférieurs à ceux estimés à partir des modèles classiques, de sorte que la contribution des
autres flux de masse (ruissellement à partir des milieux terrestres et les zones de déposition
moins profondes), soit prise en considération.
Néanmoins, l'intégration des flux atmosphériques du
137
Cs dans la zone de chalandise (barrages,
embouchures des rivières, bassins versants), a été largement décrite par McCall et al, (1984),
Abril et García-León, (1994) et Robbins et al., (2000).
La formulation la plus simple peut être trouvée dans les travaux de Robbins et al. (2000), où
l’intégration du
137 Cs est désignée comme un modèle de système du temps moyen (STA).
Les flux au niveau de l’interface sédiment-eau FS sont exprimés en fonction du dépôt
atmosphérique Fat, impliquant la constante λ de désintégration radioactive du radionucléide, et
une constante du système kr, avec la dimension physique de T
-1 .
𝒅𝑭 𝑺
𝒅𝒕
= 𝒌 𝒓 𝑭 𝒂𝒕 − (𝝀 + 𝒌 𝒓 )𝑭 𝑺 . (IV.3)
La Figure IV.2 représente la solution de l'équation 3 avec 𝐹 𝑎𝑡 tiré des travaux de Wright (2016)
et 𝑘 𝑟 = 0,026∙an
-1 . Cette valeur a été sélectionnée pour obtenir une variation temporelle similaire
à celle du modèle 1 sur la Figure IV.2.
En conclusion, il est attendu un effet intégral des flux atmosphériques du
137
Cs dans la colonne
d'eau et dans les zones d'érosion, qui contribuerait aux flux de masse arrivant à l’interface
sédiment-eau au lieu de prélèvement de la carotte.
La contribution directe des retombées radioactives du
137 Cs provenant de Tchernobyl devrait
être relativement négligeable dans cette zone d’étude, mais elle a affecté les bassins de la
Méditerranée du Nord et de l'Est (Delfanti et al., 2003). Ainsi, les eaux Levantines
intermédiaires (LIW) circulant au niveau du bassin algérien peuvent transporter quelques
empreintes de l’accident de Tchernobyl. Cependant, leurs effets en baie d’Alger seraient
improbables, sachant que les eaux modifiées de l’Atlantique occupent déjà les 200 premiers
mètres de profondeur de la mer d'Alboran (Noureddine et al., 2008).
Les analyses ci-dessus indiquent que les apports du
210
Pbxs et du
137
Cs au niveau de l’interface
sédiment-eau ont été largement enrichis dans leurs activités par les flux de masse des
ruissellements du milieu continental et des zones de déposition moins profondes.
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