Chapitre III : Radioactivité dans l’atmosphère au Nord de l’Algérie
Sous –Chapitre III.2 : radioactivité des dépôts secs et/ou humides (Eaux de pluie et
particules)
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Tableau III.2.2: Paramètres statistiques des activités spécifiques et des flux des dépôts mensuels
des radionucléides
210 Pb,
7 Be et
137
Cs dans les échantillons de particules du site de Chréa
Radio
élémen
t
Activités spécifiques (Bq.g -1 )
Flux des dépôts mensuels (Bq.m -2 .mois -1 )
Moyenne Max
Min Ecart
type
Moyenne
Max
Min
Ecart
type
210 Pb
2,57
5,28
1,11 1,85
11,55
19,49
2,02
7,41
7 Be
21,88
48,11 8,34 17,91
259,23
360,89 130,41 95,39
137 Cs
0,04
0,06
0,02 0,02
0,07
0,13
0,02
0,05
3. Niveaux de radioactivité des eaux de pluies
Les résultats montrent clairement l'absence du radionucléide artificiel (
137 Cs) dans les
échantillons des eaux de pluie des deux sites analysés par les deux opérations de préconcentration : l’évaporation et la co-précipitation d’AMP. Cette dernière a été appliquée sur
de grands volumes d’eau (plus de 60 litres) où le rendement chimique moyen était de l’ordre de
80%.
Contrairement aux eaux de pluies, le
137 Cs a été détecté dans les particules atmosphériques
collectées avec les dépôts humides. Le
137
Cs s’adsorbe sur les particules fines et subi un
transport sur de longues distances.
D’après ces résultats, nous avons focalisé notre investigation sur l’évolution temporelle du
137
Cs
et les autres radionucléides (
210
Pb et
7 Be) dans les particules atmosphériques.
La technique d'évaporation de quelques échantillons d’eaux de pluie confirme la présence des
radionucléides naturels (
210 Pb,
7 Be, et
40
K) avec des niveaux d’activités spécifiques faibles
(Tab. III.2.3).
En plus des radionucléides d’intérêt, le radionucléide
40
K d’origine tellurique a été détecté dans
les eaux de pluies avec des activités élevées par rapport aux autres radionucléides détectés
(Tab.III.2.3). La compréhension de son comportement est utile pour comprendre les
comportements des radionucléides d’intérêt (
7 Be,
210 Pb et
137 Cs).
Le taux de précipitations varie d’une manière inversement proportionnelle à l’activité des des
radionucléides dans les eaux de pluie (Ioannidou et Papastefanou, 2006).
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