Chapitre III : Radioactivité dans l’atmosphère au Nord de l’Algérie
Sous-Chapitre III.1 : Radioactivité des aérosols
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Figure III.1.3:Variations saisonnières des activités spécifiques du
210
Pb au site d’Alger
Ce comportement relatif au
210
Pb a été déjà observé au site d’Alger durant la période de l’étude
allant d’octobre 2011 à octobre 2012 (Taieb Errahmani et Noureddine, 2016).
L'émanation du
222
Rn de la surface de la terre vers l’atmosphère donne naissance au
210
Pb dont
sa concentration dépend des conditions météorologiques locales qui affectent son taux
d’émanation (Pham et al., 2011).
Les valeurs les plus élevées du
210 Pb en été peuvent être associées aux conditions fréquentes
d'inversion des couches d’air de surface, entraînant une accumulation de radon et ses produits
de désintégration dans l'air au niveau du sol, tandis que les valeurs relativement faibles
enregistrées pendant l'hiver pourraient être dues à l’émanation faible du radon d’un sol gelé
(Ashrafi et al., 2014).
De plus, les périodes des concentrations élevées du
210 Pb coïncident avec la saison sèche, tandis
que les concentrations les plus faibles sont associées aux périodes pluvieuses durant le
printemps et l'hiver.
L'absence des précipitations pendant la période estivale provoque une augmentation de la
concentration du
210
Pb en raison à la fois de l'absence des processus d’absorption et de
précipitations (scavenging) du
210
Pb et aussi de la remise en suspension des particules du sol
par les conditions climatiques (vents). Une augmentation des précipitations conduit à une
diminution des concentrations du
210
Pb dans l’air (Pham et al., 2011).
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