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En résumé, les pasties possédant une taille microscopique dès leur arrivée dans le
milieu naturel sont appelés microplastiques primaires (Cole et al., 2011). Ceux-ci
sont par exemple utilisés pour leurs propriétés abrasives soit dans certains produits
cosmétiques (Fendall & Sewell, 2009), mais aussi dans certains équipements de
nettoyage par jet d’air (Gregory, 1996). Ils peuvent également être générés sous
forme de microfibres lors du lavage de vêtements synthétiques (Browne et al., 2011;
Dubaish & Liebezeit, 2013). Au total, selon une estimation réalisée en 2011, la
production journalière par habitant de microplastiques primaires est de 2,4 mg aux
États-Unis (Gouin et al., 2011). Ainsi, en dépit des systèmes de traitement, une eau
sortante de station d’épuration est susceptible de contenir plus de 100
microplastiques par litre (Leslie, 2014).
Cependant, la première source de microplastiques dans l’environnement semble être
liée à la formation de plastiques directement dans le milieu naturel à partir de
plastique plus grands (Barnes et al., 2009). Ces particules sont appelées « plastiques
secondaires ». Ils sont issus de la fragmentation d’un plastique d’une taille
supérieure sous l’action de processus physiques, chimiques et/ou biologiques (Ryan
et al., 2009).
I-2.6. Le devenir des microplastiques dans l’environnement
a) La répartition des MP dans le temps et l’espace :
Il est bien difficile de déterminer le devenir des microplastiques dans
l’environnement, essentiellement à cause de leur petite taille, les différentes
voies de pénétration dans l’environnement, et enfin, en raison du temps qu’il
faut pour vérifier leur dégradation. Enfin, la définition et la caractérisation
des microplastiques ne sont pas toujours les mêmes. Sachant que les stations
d’épuration traitent bien les microplastiques, il a été démontré que l’efficacité
de l’élimination dépend essentiellement des procédés appliqués, ainsi que du
type de la matière traitée et de sa charge. Les études ont démontré que la
présence des microplastiques est prédominante dans les régions à forte
influence anthropique comme dans les zones à forte activité industrielle et
commerciale (WILSON & WILSON'S, 2017).
b) Décomposition et durabilité des plastiques dans les eaux douces :
Peu d’environnements expérimentaux réunissent toutes les conditions
environnementales nécessaires, réunissant l’interaction de plusieurs processus
de dégradation comme dans la réalité. Ces études-là se focalisent sur les
pertes de poids, les changements de résistance à la traction, ou bien sur les
raisons d’utiliser tel ou tel polymère par rapport à la rupture de la structure
moléculaire et l’identification de certaines souches microbiennes déterminées
(Wagner et Lambert, 2018).
Le taux et l’accroissement de la biodégradation des polymères peuvent être
affectés par le type d’organismes présents dans l’eau ainsi que l’abondance de
biomasse (Mohan, 2011), ainsi que leur sensibilité et leur adaptabilité aux
paramètres environnementaux (Lambert et al., 2013). Le schéma suivant
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Evaluation des microplastiques dans les sédiments et les eaux de surface de la baie de Zemmouri - 28/103

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