18
ans pour se dégrader totalement (Muller, et al, 2001). Ceci est encore plus difficile dans l’eau
de mer (de 100 ans jusqu’à 1000 ans), car l'effet de la dégradation par le soleil est
significativement diminué en raison des températures basses et de la faible disponibilité de
l'oxygène (Andrady, 2011).
Le transport des microplastiques
La connaissance du devenir des déchets plastiques dans le milieu marin reste parcellaire et de
nombreux facteurs peuvent intervenir comme les caractéristiques propres à chaque particule,
la nature et la localisation des sources et l’influence de processus physiques, chimiques et
biologiques (Andrady, 2011; Doyle et al., 2011; Wang et al., 2014). La circulation est le
principal moteur de transport de déchets marins, les MP sont véhiculés grâce à trois facteurs
principaux : les cours d'eau, les sédiments, le vent et les courants marins (Galgani, 2010)
1.21 Les cours d’eau
Constituent des vecteurs d’apport importants de déchets sur les plages proximales. En effet,
les objets abandonnés sur les berges ou jetés dans les cours d’eau sont véhiculés jusqu'à
l’embouchure par l’écoulement régulier (André, 2000). La pluviosité est également un
paramètre à considérer en raison des crues qui entraînent avec elles des débris et provoquent
parfois des débordements de certains réseaux d’assainissement.
1.22 Les courants
Le transport de surface est principalement gouverné par les courants de surface des océans
eux même régis par les forçages hydrodynamiques. Parmi les processus physiques
environnementaux influençant la distribution verticale des microplastiques, la turbulence de la
couche de surface (vent, houle, hydrodynamique, tempêtes) joue un rôle majeur. Cela peut
générer un mélange de la couche d’eau entrainant une distribution verticale des
microplastiques de surface dans les premiers mètres de la colonne d’eau sur le court terme
(Enders et al., 2015).
1.23 Les vents
Les trajectoires des déchets flottants en mer sont essentiellement influencées par les vents
(plus que par les courants et l’agitation) (André, 2000). Ils peuvent repousser les déchets vers
le large ou le long du littoral, mais ils peuvent aussi favoriser l’atterrissement sur la plage,
puis vers les terres. Sur terre, le vent emporte les déchets des décharges sauvages de poubelles
éventrées vers les cours d’eaux, la mer ou la plage (Henry, 2010).
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Caractérisation des déchets plastiques sur des sites pilotes le long de la côte de la wilaya d’Alger - 29/62

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