Introduction générale
1
La nature génère chaque année des surplus : puiser dans ceux-ci pour se nourrir, se chauffer
ou s’éclairer n’a donc pas ou peu d’impact sur son fonctionnement. Puiser dans ses stocks, ou
ses réserves, implique en revanche la possibilité d’une rupture desdits stocks, autrement dit
un manque de ressources pour nourrir, chauffer ou éclairer la population mondiale
1 .
Les activités humaines, englobent toutes les ressources consommées et les déchets générés
par l’homme. Il s’agit donc de l’eau, des terres et de matières premières utilisées pour
répondre à un mode de vie, mais aussi des déchets produits des gaz à effet de serre. Plus un
être humain consomme, plus il utilise de ressources et plus il pollue ce qui cause l’affectation
de la composition chimique de l'atmosphère et entraîne l'apparition d'un effet de
serre additionnel, responsable en grande partie du changement climatique actuel
2 . Les
variations de la concentration de gaz à effet de serre (GES) et d’aérosols dans l’atmosphère,
de la couverture végétale et du rayonnement solaire modifient le bilan énergétique du système
climatique
3 .
Le secteur de déchets représente 3 % des émissions de GES dans le monde
4 , 47 % des
émissions de gaz à effet de serre liées à la collecte et le transport des déchets en Algérie
(Akrour et al., 2021), Ces derniers imputables aux activités humaines ont augmenté depuis
l’époque préindustrielle ; la hausse a été de 70 % entre 1970 et 2004. Pour faire face à cette
élévation du réchauffement climatique, un des axes majeure d’intervention est l’atténuation
(réduction) des émissions de GES par les principaux secteurs responsables des changements
climatiques, en particulier, l’industrie, le transport. Les villes à travers le transport et les
déchets contribuent directement aux E-GES. Face à cela, l'Accord de Paris sur le climat, entré
en vigueur en 2016 (ONU, 2020), vise à agir sur les émissions des GES et de les ramener à un
niveau qui confinerait l’augmentation de la température moyenne de la terre à moins de 2°C
ou dans un meilleur scenario à moins de 1 ,5 °C. A ce titre, l'Algérie, comme de la majorité
des pays qui ont ratifié la Convention des Nations Unies sur les Changements Climatiques,
s'est engagé à réduire ses émissions de gaz à effet de serre, résultant d'activités anthropiques
telles que la gestion des déchets, ce qui oblige le gouvernement à prendre en compte tous les
aspects des activités anthropiques. Par exemple, dans le secteur de la gestion des déchets, le
modèle de consommation de la population doit également être anticipé et intégré dans
l'aménagement du territoire en utilisant des méthodes environnementales(Akrour et al., 2021).
1 https://www.geo.fr/environnement/quest-ce-que-lempreinte-ecologique-et-comment-la-calculer-193794
2 https://www.geo.fr/environnement/quest-ce-que-lempreinte-ecologique-et-comment-la-calculer-193794
3 https://archive.ipcc.ch/publications_and_data/ar4/syr/fr/spms2.html
4 CITÉPA, Coralie/SECTEN, fév. 2007.
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L\'Empreinte carbone des déchets ménagers et assimilés, relative au transport et la collecte dans les communes côtières de la wilaya d\'Alger - 9/85

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