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Les fonctions
Dès qu’un programme dépasse une ou deux pages de texte, il est pratique de pouvoir le décomposer en des parties relativement indépendantes dont on pourra comprendre facilement le
rôle, sans avoir à examiner l’ensemble du programme. Par ailleurs, même dans un petit programme, il est fréquent que l’on ait à réaliser en plusieurs endroits un travail comparable (par
exemple, le tri d’un tableau d’entiers). Dans ces conditions, il serait regrettable d’avoir à
introduire, à diverses reprises, des instructions identiques ou presque.
En fait, comme nous l’avons précisé dans le premier chapitre, la plupart des langages
permettent de réaliser ce que l’on nomme des fonctions. Il s’agit d’instructions qu’on écrit
une seule fois en leur attribuant un nom. Toute fonction peut ensuite être utilisée en tout point
d’un programme en se contentant d’en écrire le nom. Cela permet, en quelque sorte, de
travailler avec des éléments préfabriqués au lieu d’être réduit, chaque fois, à assembler les
briques de base que sont les instructions du langage. De surcroît, la fonction peut être
« paramétrée », de façon que son travail puisse s’adapter à des situations semblables, mais
non identiques ; par exemple, une fonction de tri d’un tableau pourra travailler avec
différents tableaux, éventuellement de tailles différentes... Qui plus est, nous verrons que la
fonction pourra être utilisée par des programmes différents.
On notera bien que ce terme de fonction a une signification plus générale qu’en
mathématiques, où une fonction ne fait que calculer une valeur à partir des valeurs d’un ou
plusieurs paramètres. La « fonction informatique » peut se contenter de réaliser un calcul et
de fournir le résultat, comme une fonction mathématique ; mais elle peut aussi effectuer une
action n’ayant plus rien à voir avec un calcul (par exemple, lecture ou écriture
d’informations) et, éventuellement, ne fournir aucun résultat.
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