“doc” (Col. : Science Sup 17x24) — 2007/7/19 — 18:18 — page 25 — #35
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Chapitre 2
La programmation déclarative
Non sunt multiplicanda entia praeter necessitatem.
Ne pas multiplier les entités au-delà de la nécessité.
– Le rasoir d’Ockham, d’après Guillaume d’Ockham (1285 ?-1347/49)
La programmation se compose de trois éléments :
– Premièrement, d’un modèle de calcul : un système formel qui définit un langage
et comment les phrases de ce langage (expressions et instructions) sont exécutées
par une machine abstraite. Il y a beaucoup de modèles différents de calcul. Ici
nous nous attachons aux modèles qui sont particulièrement intuitifs et utiles pour
les programmeurs.
– Deuxièmement, d’un ensemble de techniques de programmation et de principes
de conception pour écrire des programmes dans le langage du modèle de calcul.
Nous appelons cela un modèle de programmation.
– Troisièmement, d’un ensemble de techniques pour raisonner sur les programmes,
pour augmenter leur fiabilité et pour calculer leur efficacité.
Cette définition du modèle de calcul est très générale. Tous les modèles ainsi définis
ne sont pas raisonnables pour les programmeurs. Quand un modèle est-il raisonnable ?
Intuitivement, nous disons qu’un modèle est raisonnable si on peut l’utiliser pour
résoudre un grand nombre de problèmes pratiques, s’il a des techniques pratiques et
faciles de raisonnement et s’il peut être implémenté de façon efficace. Le premier
modèle que nous étudierons est aussi le plus simple : c’est la programmation déclarative. Pour le moment, nous la définissons comme l’évaluation des fonctions sur des
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Chapitre 2
La programmation déclarative
Non sunt multiplicanda entia praeter necessitatem.
Ne pas multiplier les entités au-delà de la nécessité.
– Le rasoir d’Ockham, d’après Guillaume d’Ockham (1285 ?-1347/49)
La programmation se compose de trois éléments :
– Premièrement, d’un modèle de calcul : un système formel qui définit un langage
et comment les phrases de ce langage (expressions et instructions) sont exécutées
par une machine abstraite. Il y a beaucoup de modèles différents de calcul. Ici
nous nous attachons aux modèles qui sont particulièrement intuitifs et utiles pour
les programmeurs.
– Deuxièmement, d’un ensemble de techniques de programmation et de principes
de conception pour écrire des programmes dans le langage du modèle de calcul.
Nous appelons cela un modèle de programmation.
– Troisièmement, d’un ensemble de techniques pour raisonner sur les programmes,
pour augmenter leur fiabilité et pour calculer leur efficacité.
Cette définition du modèle de calcul est très générale. Tous les modèles ainsi définis
ne sont pas raisonnables pour les programmeurs. Quand un modèle est-il raisonnable ?
Intuitivement, nous disons qu’un modèle est raisonnable si on peut l’utiliser pour
résoudre un grand nombre de problèmes pratiques, s’il a des techniques pratiques et
faciles de raisonnement et s’il peut être implémenté de façon efficace. Le premier
modèle que nous étudierons est aussi le plus simple : c’est la programmation déclarative. Pour le moment, nous la définissons comme l’évaluation des fonctions sur des
