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Théorie en 30 secondes
Selon le principe de
complémentarité, la
lumière peut agir en
tant qu’onde (image
du haut) ou en tant
que particule (image
du bas), mais elle ne
peut faire les deux
en même temps.
84 g Effets quantiques
et interprétation
BIOGRAPHIES EN 3 SECONDES
DAVID MERMIN
1935–
Physicien américain devenu
célèbre pour sa version de
l’interprétation de Copenhague :
« Taisez-vous et calculez ! »
THÉORIES LIÉES
Voir aussi
LA DOUBLE FENTE QUANTIQUE
page 32
LA DUALITÉ ONDE/PARTICULE
page 28
L’ÉQUATION DE SCHRÖDINGER
page 42
LE PRINCIPE D’INDÉTERMINATION
D’HEISENBERG
page 48
TEXTE EN 30 SECONDES
Philip Ball
RÉFLEXION EN 3 MINUTES
L’élément central de
l’interprétation de
Copenhague est le principe
de complémentarité de
Bohr (on peut répondre à
certaines questions avec
une expérience, et à
d’autres avec d’autres
expériences, mais les
résultats ne seront pas
nécessairement cohérents).
Ici on aperçoit une particule,
là une onde. L’une n’est pas
plus vraie que l’autre, mais
on a besoin des deux.
Beaucoup de physiciens
sont d’accord avec cette
idée mais ils trouvent Bohr
et ses collègues moins
convaincants avec leur
désir d’étendre le principe
de complémentarité à
d’autres domaines.
CONDENSÉ EN 3 SECONDES
L’interprétation de
Copenhague affirme qu’il
est insensé de chercher
plus fondamental, pour
des systèmes quantiques,
que ce que l’on est capable
de mesurer.
À mesure qu’elle prenait forme
dans les années 1920, la théorie quantique
devenait de plus en plus étrange. L’équation
de Schrödinger impliquait que les particules
pouvaient se comporter comme des ondes. Les
particules quantiques pouvaient se superposer.
Heisenberg y est allé de son principe d’indétermination. Mais qu’est-ce que tout cela signifiait ?
Niels Bohr, installé à Copenhague et assisté de
Heisenberg, a mis de l’avant une analyse décon -
certante, en ce qu’elle rompait avec tous les
préjugés en cours. Cette interprétation partait
du fait qu’en théorie quantique, il demeure
toujours des questions sans réponse, et qu’une
expérience donnée peut en contredire une
autre. Tout ce que l’on connaît du monde tient
aux mesures que l’on peut en faire. Prenons
par exemple l’expérience classique du rayon
de photons projeté vers deux fentes parallèles.
Si l’on ne cherche pas à savoir à travers quelle
fente les photons vont passer, ils se comportent
comme des ondes, faisant se former, de l’autre
côté, un schéma d’interfé rence constitué de
zones claires et de zones sombres. Si l’on
installe l’appareillage voulu pour détecter quelle
fente ils vont traverser, le schéma d’interférence
disparaît. Mais quelle fente ont-ils effectivement
traversée pour provoquer l’interférence ? Selon
l’interpré tation de Copenhague, on ne peut pas
poser cette question. Au-delà de la description
quantique, il n’y aurait aucune réalité essentielle,
rien de plus fondamental que des probabilités et
des mesures.
L’INTERPRÉTATION
DE COPENHAGUE
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Théorie en 30 secondes
Selon le principe de
complémentarité, la
lumière peut agir en
tant qu’onde (image
du haut) ou en tant
que particule (image
du bas), mais elle ne
peut faire les deux
en même temps.
84 g Effets quantiques
et interprétation
BIOGRAPHIES EN 3 SECONDES
DAVID MERMIN
1935–
Physicien américain devenu
célèbre pour sa version de
l’interprétation de Copenhague :
« Taisez-vous et calculez ! »
THÉORIES LIÉES
Voir aussi
LA DOUBLE FENTE QUANTIQUE
page 32
LA DUALITÉ ONDE/PARTICULE
page 28
L’ÉQUATION DE SCHRÖDINGER
page 42
LE PRINCIPE D’INDÉTERMINATION
D’HEISENBERG
page 48
TEXTE EN 30 SECONDES
Philip Ball
RÉFLEXION EN 3 MINUTES
L’élément central de
l’interprétation de
Copenhague est le principe
de complémentarité de
Bohr (on peut répondre à
certaines questions avec
une expérience, et à
d’autres avec d’autres
expériences, mais les
résultats ne seront pas
nécessairement cohérents).
Ici on aperçoit une particule,
là une onde. L’une n’est pas
plus vraie que l’autre, mais
on a besoin des deux.
Beaucoup de physiciens
sont d’accord avec cette
idée mais ils trouvent Bohr
et ses collègues moins
convaincants avec leur
désir d’étendre le principe
de complémentarité à
d’autres domaines.
CONDENSÉ EN 3 SECONDES
L’interprétation de
Copenhague affirme qu’il
est insensé de chercher
plus fondamental, pour
des systèmes quantiques,
que ce que l’on est capable
de mesurer.
À mesure qu’elle prenait forme
dans les années 1920, la théorie quantique
devenait de plus en plus étrange. L’équation
de Schrödinger impliquait que les particules
pouvaient se comporter comme des ondes. Les
particules quantiques pouvaient se superposer.
Heisenberg y est allé de son principe d’indétermination. Mais qu’est-ce que tout cela signifiait ?
Niels Bohr, installé à Copenhague et assisté de
Heisenberg, a mis de l’avant une analyse décon -
certante, en ce qu’elle rompait avec tous les
préjugés en cours. Cette interprétation partait
du fait qu’en théorie quantique, il demeure
toujours des questions sans réponse, et qu’une
expérience donnée peut en contredire une
autre. Tout ce que l’on connaît du monde tient
aux mesures que l’on peut en faire. Prenons
par exemple l’expérience classique du rayon
de photons projeté vers deux fentes parallèles.
Si l’on ne cherche pas à savoir à travers quelle
fente les photons vont passer, ils se comportent
comme des ondes, faisant se former, de l’autre
côté, un schéma d’interfé rence constitué de
zones claires et de zones sombres. Si l’on
installe l’appareillage voulu pour détecter quelle
fente ils vont traverser, le schéma d’interférence
disparaît. Mais quelle fente ont-ils effectivement
traversée pour provoquer l’interférence ? Selon
l’interpré tation de Copenhague, on ne peut pas
poser cette question. Au-delà de la description
quantique, il n’y aurait aucune réalité essentielle,
rien de plus fondamental que des probabilités et
des mesures.
L’INTERPRÉTATION
DE COPENHAGUE
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