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Théorie en 30 secondes
124 g Applications quantiques
Les appareils d’IRM
construisent une série
d’images de coupes
transversales à partir
du rayonnement
électromagnétique émis
quand des ondes radio
et de puissants champs
magnétiques changent
les spins des protons.
TEXTE EN 30 SECONDES
Sharon Ann Holgate
BIOGRAPHIES EN 3 SECONDES
HEIKE KAMERLINGH ONNES
1853–1926
Chercheur hollandais qui a
découvert la supraconductivité
en 1911.
PAUL LAUTERBUR et PETER
MANSFIELD
1929–2007 et 1933–
Scientifiques américain et
britannique qui se sont partagé
le prix Nobel de physiologie ou
de médecine en 2003 pour leurs
recherches ayant mené à la
mise au point de l’IRM.
THÉORIES LIÉES
Voir aussi
LE SPIN QUANTIQUE
page 38
LES SUPRACONDUCTEURS
page 140
RÉFLEXION EN 3 MINUTES
Il existe une autre version
de l’IRM, appelée IRM
fonctionnelle ou IRMf, qui
montre quelles régions du
cerveau s’activent quand
on fait bouger une partie
de notre corps ou que l’on
réagit à une image. On
utilise parfois l’IRMf pour
planifier une intervention
chirurgicale au cerveau,
ce qui aide le chirurgien
à protéger les aires
essentielles quand il
procède à l’ablation d’une
tumeur cancéreuse ou
d’une région malade.
L’IRMf nous en apprend
chaque jour davantage sur
la maladie d’Alzheimer et
les scléroses en plaques,
et il montre les effets des
médicaments sur le
cerveau.
CONDENSÉ EN 3 SECONDES
Les images détaillées de nos
organes et tissus internes
montrées par les appareils
d’IRM ont révolutionné le
traitement de plusieurs
maladies et blessures.
Dans les années 1970, des
chercheurs, dont le physicien américain Raymond
Damadian, le chimiste américain Paul Lauterbur
et le physicien britannique Peter Mansfield, ont
mis au point l’imagerie par résonance magnétique (IRM). Cette méthode permet de voir,
sans intervention chirurgicale, les tissus délicats
à l’intérieur du corps. Elle rend donc possibles
des diagnostics de maladies et de blessures,
y compris les cancers et les ligaments déchirés.
À l’intérieur de l’appareil d’IRM, le patient est
enveloppé d’un champ magnétique 30 000 à
60 000 fois plus puissant que celui de la terre.
On obtient cette puissance avec un aimant, le
plus souvent un électroaimant supraconducteur.
Notre corps est composé de 65 % d’eau, et
chaque atome d’hydrogène de cette eau
contient un photon qui tourne comme une
toupie, transformant chaque proton en petit
aimant. Le puissant champ magnétique de
l’appareil amène les protons à tournoyer d’une
façon particulière. Les ondes radio envoyées
dans le corps du patient influent sur le tournoiement des protons, et changent donc leur
magnétisme. Lorsque l’on interrompt de nouveau
le flux des ondes radio, les protons « se reposent »
en retrouvant leur tournoiement d’origine ; les
signaux qu’ils émettent alors sont enregistrés
électroniquement. Les logiciels de l’ordinateur
transforment donc en images cette information
ainsi que les autres signaux détectés, ce qui
permet de voir les différents tissus.
LES APPAREILS D’IRM
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Théorie en 30 secondes
124 g Applications quantiques
Les appareils d’IRM
construisent une série
d’images de coupes
transversales à partir
du rayonnement
électromagnétique émis
quand des ondes radio
et de puissants champs
magnétiques changent
les spins des protons.
TEXTE EN 30 SECONDES
Sharon Ann Holgate
BIOGRAPHIES EN 3 SECONDES
HEIKE KAMERLINGH ONNES
1853–1926
Chercheur hollandais qui a
découvert la supraconductivité
en 1911.
PAUL LAUTERBUR et PETER
MANSFIELD
1929–2007 et 1933–
Scientifiques américain et
britannique qui se sont partagé
le prix Nobel de physiologie ou
de médecine en 2003 pour leurs
recherches ayant mené à la
mise au point de l’IRM.
THÉORIES LIÉES
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LE SPIN QUANTIQUE
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RÉFLEXION EN 3 MINUTES
Il existe une autre version
de l’IRM, appelée IRM
fonctionnelle ou IRMf, qui
montre quelles régions du
cerveau s’activent quand
on fait bouger une partie
de notre corps ou que l’on
réagit à une image. On
utilise parfois l’IRMf pour
planifier une intervention
chirurgicale au cerveau,
ce qui aide le chirurgien
à protéger les aires
essentielles quand il
procède à l’ablation d’une
tumeur cancéreuse ou
d’une région malade.
L’IRMf nous en apprend
chaque jour davantage sur
la maladie d’Alzheimer et
les scléroses en plaques,
et il montre les effets des
médicaments sur le
cerveau.
CONDENSÉ EN 3 SECONDES
Les images détaillées de nos
organes et tissus internes
montrées par les appareils
d’IRM ont révolutionné le
traitement de plusieurs
maladies et blessures.
Dans les années 1970, des
chercheurs, dont le physicien américain Raymond
Damadian, le chimiste américain Paul Lauterbur
et le physicien britannique Peter Mansfield, ont
mis au point l’imagerie par résonance magnétique (IRM). Cette méthode permet de voir,
sans intervention chirurgicale, les tissus délicats
à l’intérieur du corps. Elle rend donc possibles
des diagnostics de maladies et de blessures,
y compris les cancers et les ligaments déchirés.
À l’intérieur de l’appareil d’IRM, le patient est
enveloppé d’un champ magnétique 30 000 à
60 000 fois plus puissant que celui de la terre.
On obtient cette puissance avec un aimant, le
plus souvent un électroaimant supraconducteur.
Notre corps est composé de 65 % d’eau, et
chaque atome d’hydrogène de cette eau
contient un photon qui tourne comme une
toupie, transformant chaque proton en petit
aimant. Le puissant champ magnétique de
l’appareil amène les protons à tournoyer d’une
façon particulière. Les ondes radio envoyées
dans le corps du patient influent sur le tournoiement des protons, et changent donc leur
magnétisme. Lorsque l’on interrompt de nouveau
le flux des ondes radio, les protons « se reposent »
en retrouvant leur tournoiement d’origine ; les
signaux qu’ils émettent alors sont enregistrés
électroniquement. Les logiciels de l’ordinateur
transforment donc en images cette information
ainsi que les autres signaux détectés, ce qui
permet de voir les différents tissus.
LES APPAREILS D’IRM
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