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Théorie en 30 secondes
100 g Intrication quantique
Dans l’expérience de
pensée de Schrödinger,
le chat en péril est
intriqué avec le noyau
d’un atome en
désintégration.
TEXTE EN 30 SECONDES
Alexander Hellemans
BIOGRAPHIE EN 3 SECONDES
ALAIN ASPECT
1947–
Physicien expérimental français
qui a prouvé l’intrication
quantique.
THÉORIES LIÉES
Voir aussi
LE CHAT DE SCHRÖDINGER
page 46
L’INTERPRÉTATION
DE COPENHAGUE
page 84
L’INTERPRÉTATION DE BOHM
page 86
L’INTERPRÉTATION
DES MONDES MULTIPLES
page 92
L’INFORMATIQUE QUANTIQUE
page 108
RÉFLEXION EN 3 MINUTES
On peut voir deux
particules intriquées
comme constituant un
seul objet physique, même
si elles sont séparées par
des années-lumière. Dans
l’avenir, l’intrication
quantique sera un puissant
outil de calcul et de
chiffrement des données.
Alors que les bits des
ordinateurs actuels
obéissent à une impulsion
électrique, on reliera entre
eux les qubits en les
intriquant avec des
particules subatomiques.
CONDENSÉ EN 3 SECONDES
Einstein n’était pas d’accord
avec le concept d’intrication
de Schrödinger, mais il n’a
pas vécu assez longtemps
pour assister aux
expériences qui ont donné
raison à Schrödinger.
L’idée à la base du chat de
Schrödinger est une superposition d’états
quantiques : le noyau atomique et le chat dans
la boîte sont tous deux simultanément dans deux
états. En ouvrant la boîte, on découvre le chat
mort ou en vie, et le noyau atomique désintégré
ou intact. En langage quantique, on dit que le
chat et le noyau quantique forment un tout
intriqué. Règle générale, deux particules identiques apparues dans un même processus sont
dites intriquées et le demeurent même si elles
sont séparées par d’énormes distances.
Ces deux particules sont dans une superposition
de deux états quantiques, mais si vous mesurez
l’une des deux, cette mesure affecte aussitôt
l’état quantique de l’autre. Einstein et ses
collègues Podolsky et Rosen soutenaient que
si deux particules demeurent intriquées sur une
longue distance, l’influence physique de l’une
sur l’autre doit voyager plus vite que la lumière,
ce qui contredit la théorie de la relativité.
En 1964, John Bell a réalisé une mesure qui a
permis aux chercheurs de faire la distinction
entre un lien établi au moment de la mesure et
un autre contenant des « variables cachées » qui
fournissent les valeurs permettant une mesure
avant que les particules se séparent. Ce facteur
distinctif est ce que l’on appelle l’inégalité de
Bell. En 1984, Alain Aspect a réalisé une telle
expérience sur des photons, confirmant
expérimentalement leur intrication.
L’INÉGALITÉ
DE BELL
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