Avez-vous bonne mémoire ? Lorsque, dans une conversation, vous devez citer des
chiffres, une anecdote lue dans le journal, prononcer l’adjectif qui décrit précisément votre pensée, y parvenez-vous sans hésiter ? Si vous y arrivez la plupart du
temps de manière satisfaisante, n’y a-t-il pas, parfois, des mots qui vous échappent,
des informations qui vous restent sur le bout de la langue, jusqu’à ce que vous vous
en souveniez subitement, lorsqu’il est bien trop tard ?
Parfois, votre mémoire est plus qu’un outil de conversation : lorsque vous devez
retrouver votre chemin dans les rues d’une métropole, ou vous souvenir s’il faut couper le fil bleu ou le fil rouge pour désamorcer une bombe prête à exploser… Même si
vous n’êtes pas souvent confronté – espérons-le – à ce dernier cas, vous comprenez
que parfois, accéder à vos souvenirs rapidement, de façon fluide, sans à-coups, est
une nécessité.
Un système de gestion de bases de données relationnelles (SGBDR) est comme
une mémoire : il contient des données importantes, sinon vitales, pour l’entreprise,
et la capacité donnée aux acteurs de cette entreprise de pouvoir y accéder efficacement, rapidement, avec des temps de réponse consistants, est essentielle.
Le problème des performances des bases de données s’est posé dès leur apparition.
L’abstraction bâtie entre le stockage physique des données et leur représentation
logique à travers différents modèles – le modèle relationnel étant aujourd’hui prédominant – nécessite de la part des éditeurs de ces logiciels un très important travail de
développement. Il faut d’abord traduire les requêtes exprimées dans des langages
déclaratifs comme le SQL (Structured Query Language) en stratégies de recherche de
données optimales, puis parvenir à stocker les informations de la façon la plus favorable à leur parcours et à leur extraction. A priori, rien dans la norme SQL ni dans la
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