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Chapitre 4. Optimisation des objets et de la structure de la base de données
cielle, les SGBDR occupent une place particulière. Leur charpente, ainsi que bon
nombre de détails de leur implémentation font l’objet d’un consensus, bâti soit sur le
résultat de recherches (modèle et algèbre relationnels, indexation), soit sur des
normes établies (comme la norme SQL). Bien entendu, la manière dont les octets
qui composent les données sont organisés sur le disque dépend de chaque éditeur,
mais leur structure logique, leur organisation en tables et relations – ce qu’on appelle
le modèle relationnel – repose sur une base commune. Ce modèle s’est imposé
durant ces vingt dernières années à la suite des recherches d’Edgar F. Codd, qui
cherchait à rendre les bases de données indépendantes d’une implémentation ou
d’un langage particulier.
C’est donc une spécificité des systèmes de gestion de bases de données de vous
laisser organiser la structure des informations. La plupart des autres types de progiciels stockent leurs données de manière figée, parce que leurs besoins sont simplement différents. Cette liberté qui vous est laissée est un des éléments qui fait toute la
puissance d’un SGBDR, mais non sans conséquences : d’une bonne structuration des
données dépendent les performances de tout le système. Nous pouvons même dire
que l’optimisation d’une base de données repose en premier lieu sur la qualité de son
modèle de données. Il est illusoire d’attendre des miracles de requêtes SQL exécutées
sur des données mal organisées. Pour cette raison, nous allons passer du temps sur ce
sujet.
4.1.1 Terminologie du modèle relationnel
La modélisation se base sur la création préalable d’un modèle conceptuel de
données (MCD), une représentation de la structure d’entités et de relations indépendante de toute implémentation physique. Le résultat pourra ensuite être
appliqué à n’importe quel SGBDR, moyennant une adaptation à ses particularités
d’implémentation, à travers un modèle physique de données (MPD). La terminologie utilisée dans le MCD diffère légèrement de celle utilisée dans les implémentations physiques. Pour mémoire, en voici un résumé dans le tableau 4.1.
Tableau 4.1 — Terminologie du modèle relationnel
MCD
MPD
Définition
Type
Type
Le type de données d’un attribut.
Attribut ou
propriété
Colonne
Donnée élémentaire à l’intérieur d’une entité.
Entité ou
relation
Table
Concept, objet, concert ou abstrait, qui représente un
élément identifiable du système à modéliser.
Association
Relation
Un lien entre deux entités.
Tuple
Ligne
Une instance d’entité = une ligne dans une table.
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