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Physique statistique
Agrégat de
taille 16
Agrégat de
taille 1
Agrégat de
taille 2
Agrégat de
taille 4
Agrégat de
taille 3
Figure 10.5
Remarque. Un agrégat ou amas est constitué d’un ensemble de particules de même nature
(caractérisées par exemple par s = +1) où chacune d’entre-elles a au moins un voisin. La
plupart du temps cet amas n’est pas compact et il y a des « trous » à l’intérieur. Dans ces
trous, il peut y avoir d’autres amas et ainsi de suite.
10.6 BRISURE SPONTANÉE DE SYMÉTRIE
La nature nous donne de nombreux exemples où la symétrie d’un système évolue avec
la température :
– C’est le cas de l’eau qui se transforme en glace : le liquide présente des symétries
spatiales que la glace n’a pas.
– C’est aussi le cas des matériaux ferromagnétiques puisqu’au dessus de la température
de Curie les moments magnétiques des atomes sont disposés au hasard alors qu’une direction particulière, donnée par le vecteur d’aimantation spontanée, apparaît au-dessous
de la température de Curie.
– C’est le cas enfin pour certaines interactions fondamentales comme la force électrofaible qui donne naissance, au dessous d’une certaine température de l’ordre de
3 × 10 15 K, à la séparation entre la force faible (responsable de la désintégration b
des noyaux) et la force électromagnétique. Cette transition de phase se serait produite
environ 10 −12 s après le big bang ayant donné naissance à l’univers dans lequel nous
vivons.
Dans tous les cas cités ci-dessus, il s’est produit une transition de phase qui peut être
du premier ordre (le passage de l’eau en glace) ou continue (la transition ferromagnétique).
Dans les transitions de phase continues, le changement de symétrie du système au
point critique est dénommé « brisure spontanée de symétrie ». Cette dernière s’observe
lorsque le potentiel qui décrit un système possède une symétrie que l’état du système ne
Physique statistique
Agrégat de
taille 16
Agrégat de
taille 1
Agrégat de
taille 2
Agrégat de
taille 4
Agrégat de
taille 3
Figure 10.5
Remarque. Un agrégat ou amas est constitué d’un ensemble de particules de même nature
(caractérisées par exemple par s = +1) où chacune d’entre-elles a au moins un voisin. La
plupart du temps cet amas n’est pas compact et il y a des « trous » à l’intérieur. Dans ces
trous, il peut y avoir d’autres amas et ainsi de suite.
10.6 BRISURE SPONTANÉE DE SYMÉTRIE
La nature nous donne de nombreux exemples où la symétrie d’un système évolue avec
la température :
– C’est le cas de l’eau qui se transforme en glace : le liquide présente des symétries
spatiales que la glace n’a pas.
– C’est aussi le cas des matériaux ferromagnétiques puisqu’au dessus de la température
de Curie les moments magnétiques des atomes sont disposés au hasard alors qu’une direction particulière, donnée par le vecteur d’aimantation spontanée, apparaît au-dessous
de la température de Curie.
– C’est le cas enfin pour certaines interactions fondamentales comme la force électrofaible qui donne naissance, au dessous d’une certaine température de l’ordre de
3 × 10 15 K, à la séparation entre la force faible (responsable de la désintégration b
des noyaux) et la force électromagnétique. Cette transition de phase se serait produite
environ 10 −12 s après le big bang ayant donné naissance à l’univers dans lequel nous
vivons.
Dans tous les cas cités ci-dessus, il s’est produit une transition de phase qui peut être
du premier ordre (le passage de l’eau en glace) ou continue (la transition ferromagnétique).
Dans les transitions de phase continues, le changement de symétrie du système au
point critique est dénommé « brisure spontanée de symétrie ». Cette dernière s’observe
lorsque le potentiel qui décrit un système possède une symétrie que l’état du système ne
