8 • Énergie
et changement climatique
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8.1 Thermodynamique du changement
climatique
d’énergie, il est possible d’inverser la tendance pour parvenir à une situation où l’on domestiquerait l’effet de serre.
Un exemple simple peut illustrer le fait que la consommation d’énergie
peut se traduire par de l’énergie qui sort de notre système thermodynamique : celui de l’éclairage externe à base d’électricité solaire. Un vol en
avion la nuit au-dessus de zones urbaines ou des photos de la Terre la
nuit (largement disponibles sur Internet) montrent bien le fait qu’une
partie de notre consommation d’énergie est rayonnée vers l’espace. Supposons maintenant que cette électricité provienne d’énergies renouvelables (énergie photovoltaïque, thermodynamique solaire, éolienne, etc.),
alors c’est de l’énergie prélevée sur l’énergie solaire incidente ou sur
l’énergie à la surface de la Terre qui est rayonnée vers l’espace et qui sort
de notre système thermodynamique. D’autres contributions à W 0 sont la
production d’énergie interne (matériaux à haute valeur énergétique, etc.)
ou d’énergie potentielle (constructions d’immeubles, etc.). Un inventaire de ces types d’énergie non dissipée en chaleur serait nécessaire pour
poursuivre cette analyse.
8.1.4 Classification des émissions de gaz à effet de serre
■ Émissions directes
De façon générale, un équipement est un système qui échange de la
matière et de l’énergie avec l’environnement. Au niveau des échanges de
matière, l’utilisateur connaît les flux de matière entrant dans le système
et la réglementation impose de maîtriser les flux de sortie notamment en
effectuant des analyses des effluents. Il est donc possible de dresser un
tableau précis des différentes émissions dans l’environnement (que ce
soit sous forme de déchets solides ou d’effluents liquides ou gazeux).
Pour être rigoureuse, la démarche doit être globalisée au centre de production sans oublier les fuites des équipements (c’est un cas particulièrement important lorsque des substances à fort impact environnemental
sont utilisées comme les composés halogénés dans le cas des systèmes
frigorifiques). La difficulté pour évaluer ces émissions réside dans la collecte d’informations qui impose de tenir à jour tous les flux entrants et
de connaître les flux sortants, ce qui peut exiger d’avoir recours à des
méthodes d’analyse sophistiquées (généralement effectuées par des ser-
et changement climatique
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8.1 Thermodynamique du changement
climatique
d’énergie, il est possible d’inverser la tendance pour parvenir à une situation où l’on domestiquerait l’effet de serre.
Un exemple simple peut illustrer le fait que la consommation d’énergie
peut se traduire par de l’énergie qui sort de notre système thermodynamique : celui de l’éclairage externe à base d’électricité solaire. Un vol en
avion la nuit au-dessus de zones urbaines ou des photos de la Terre la
nuit (largement disponibles sur Internet) montrent bien le fait qu’une
partie de notre consommation d’énergie est rayonnée vers l’espace. Supposons maintenant que cette électricité provienne d’énergies renouvelables (énergie photovoltaïque, thermodynamique solaire, éolienne, etc.),
alors c’est de l’énergie prélevée sur l’énergie solaire incidente ou sur
l’énergie à la surface de la Terre qui est rayonnée vers l’espace et qui sort
de notre système thermodynamique. D’autres contributions à W 0 sont la
production d’énergie interne (matériaux à haute valeur énergétique, etc.)
ou d’énergie potentielle (constructions d’immeubles, etc.). Un inventaire de ces types d’énergie non dissipée en chaleur serait nécessaire pour
poursuivre cette analyse.
8.1.4 Classification des émissions de gaz à effet de serre
■ Émissions directes
De façon générale, un équipement est un système qui échange de la
matière et de l’énergie avec l’environnement. Au niveau des échanges de
matière, l’utilisateur connaît les flux de matière entrant dans le système
et la réglementation impose de maîtriser les flux de sortie notamment en
effectuant des analyses des effluents. Il est donc possible de dresser un
tableau précis des différentes émissions dans l’environnement (que ce
soit sous forme de déchets solides ou d’effluents liquides ou gazeux).
Pour être rigoureuse, la démarche doit être globalisée au centre de production sans oublier les fuites des équipements (c’est un cas particulièrement important lorsque des substances à fort impact environnemental
sont utilisées comme les composés halogénés dans le cas des systèmes
frigorifiques). La difficulté pour évaluer ces émissions réside dans la collecte d’informations qui impose de tenir à jour tous les flux entrants et
de connaître les flux sortants, ce qui peut exiger d’avoir recours à des
méthodes d’analyse sophistiquées (généralement effectuées par des ser-
