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LE GRAND ROMAN DE LA PHYSIQUE QUANTIQUE
Einstein réduisit alors l'intensité du faisceau jusqu'à ce
qu'une seule particule à la fois passe par la fente du premier
écran sl et une des deux fentes du deuxième écran s2, avant
de frapper la plaque photographique. Comme chaque particule a laissé une marque indélébile là où elle a frappé la
plaque, il se passerait quelque chose de remarquable. Ce qui
semblait au début être un saupoudrage aléatoire de points
deviendrait lentement, en vertu de la loi des statistiques, à
mesure qu'un nombre croissant de particules laisseraient leur
empreinte, le motif caractéristique de l'interférence alternant
bandes obscures et lumineuses. Alors que chaque particule
n'était responsable que d'une seule marque d'impact, elle
contribuait néanmoins d'une manière décisive, au travers
d'un impératif statistique, au motif d'interférence global.
En contrôlant et en mesurant le transfert de la quantité de
mouvement entre la particule et le premier écran, il était
possible, selon Einstein, de déterminer si la particule était
déviée vers la fente supérieure ou inférieure du deuxième
écran. À partir de l'endroit où la particule avait frappé la
plaque photographique et du mouvement du premier écran,
il était possible de déterminer par laquelle des deux fentes
elle était passée. Apparemment, Einstein avait conçu une
expérience dans laquelle il était possible de déterminer simultanément la position et la quantité de mouvement d'une
particule avec une précision supérieure à ce qu'autorisait le
principe d'incertitude. Dans la foulée, il avait apparemment
contredit un autre dogme fondamental de l'interprétation de
Copenhague. Le cadre de la complémentarité défini par
Bohr posait comme principe que soit les propriétés corpusculaires, soit les propriétés ondulatoires d'un électron ou d'un
photon pouvaient se manifester dans une expérience donnée.
Il devait forcément y avoir un défaut dans l'argumentation
d'Einstein, et Bohr entreprit de le trouver en décrivant le type
de matériel nécessaire pour procéder à l'expérience. Le dispositif sur lequel il se concentra était le premier écran. Bohr se
rendit compte que le contrôle et la mesure du transfert de la
quantité de mouvement entre la particule et l'écran reposaient
sur la capacité de ce dernier à se déplacer verticalement. C'est
l'observation de l'écran en train de se déplacer vers le haut ou
LE GRAND ROMAN DE LA PHYSIQUE QUANTIQUE
Einstein réduisit alors l'intensité du faisceau jusqu'à ce
qu'une seule particule à la fois passe par la fente du premier
écran sl et une des deux fentes du deuxième écran s2, avant
de frapper la plaque photographique. Comme chaque particule a laissé une marque indélébile là où elle a frappé la
plaque, il se passerait quelque chose de remarquable. Ce qui
semblait au début être un saupoudrage aléatoire de points
deviendrait lentement, en vertu de la loi des statistiques, à
mesure qu'un nombre croissant de particules laisseraient leur
empreinte, le motif caractéristique de l'interférence alternant
bandes obscures et lumineuses. Alors que chaque particule
n'était responsable que d'une seule marque d'impact, elle
contribuait néanmoins d'une manière décisive, au travers
d'un impératif statistique, au motif d'interférence global.
En contrôlant et en mesurant le transfert de la quantité de
mouvement entre la particule et le premier écran, il était
possible, selon Einstein, de déterminer si la particule était
déviée vers la fente supérieure ou inférieure du deuxième
écran. À partir de l'endroit où la particule avait frappé la
plaque photographique et du mouvement du premier écran,
il était possible de déterminer par laquelle des deux fentes
elle était passée. Apparemment, Einstein avait conçu une
expérience dans laquelle il était possible de déterminer simultanément la position et la quantité de mouvement d'une
particule avec une précision supérieure à ce qu'autorisait le
principe d'incertitude. Dans la foulée, il avait apparemment
contredit un autre dogme fondamental de l'interprétation de
Copenhague. Le cadre de la complémentarité défini par
Bohr posait comme principe que soit les propriétés corpusculaires, soit les propriétés ondulatoires d'un électron ou d'un
photon pouvaient se manifester dans une expérience donnée.
Il devait forcément y avoir un défaut dans l'argumentation
d'Einstein, et Bohr entreprit de le trouver en décrivant le type
de matériel nécessaire pour procéder à l'expérience. Le dispositif sur lequel il se concentra était le premier écran. Bohr se
rendit compte que le contrôle et la mesure du transfert de la
quantité de mouvement entre la particule et l'écran reposaient
sur la capacité de ce dernier à se déplacer verticalement. C'est
l'observation de l'écran en train de se déplacer vers le haut ou
