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LE GRAND ROMAN DE LA PHYSIQUE QUANTIQUE
Figure 14: Interprétation par Bohr de l'expérience
imaginaire d'Einstein à fente unique.
Selon l'interprétation de Copenhague, avant que toute
observation soit effectuée - et frapper la plaque photographique en constitue une -, il y a une probabilité non nulle de
détecter un électron individuel en chaque point de la plaque.
Même si l'électron ondulatoire est étalé sur une vaste région
de l'espace, au moment précis où un électron particulier est
détecté au point A, la probabilité de le trouver au point B ou
en un point quelconque ailleurs sur la plaque devient instantanément nulle. Puisque l'interprétation de Copenhague
affirme que la mécanique quantique fournit une description
complète des événements électroniques individuels dans
l'expérience, le comportement de chaque électron est décrit
par une fonction d'onde.
Et c'est là le hic, dit Einstein. Si, préalablement à l'observation, la probabilité de trouver l'électron était « étalée » sur toute
la surface de la plaque photographique, alors cette probabilité
au point B et partout ailleurs devait forcément être instantanément affectée au moment précis où l'électron frappait la plaque
au point A. Une telle instantanéité de l'« effondrement de la
fonction d'onde » impliquait la propagation d'une sorte de relation de cause à effet supraluminique interdite par la théorie de
la relativité restreinte. Si un événement en A est la cause d'un
autre en B, alors il doit s'écouler un laps de temps entre eux
pour permettre à un signal de voyager à la vitesse de la lumière
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