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LE GRAND ROMAN DE lA PHYSIQUE QUANTIQUE
temps 19 • » ll avait stabilisé l'atome nucléaire en quantifiant le
moment angulaire des électrons en orbite, et expliqué ainsi
pourquoi ils ne pouvaient occuper qu'un certain nombre -
les états stationnaires - de toutes les orbites possibles. Quelques jours après avoir écrit à Rutherford, Bohr découvrit le
troisième et dernier indice qui allait lui permettre d'achever
la construction de son modèle de l'atome quantique.
E..O
n=oo
Ea-0.85
n=4
E=-1 .51
n-3
>
~
E=-3.40
n=2
Q)
·~
Q)
c
-w
n=2
E=-13.6
n=1
nc3
Figure 6 : Quelques-uns des états fondamentaux
et les niveaux d'énergie correspondants de l'atome d'hydrogène
(les orbites ne sont pas dessinées à l'échelle).
Hans Hansen, un ancien collègue étudiant de Bohr à
Copenhague, venait de regagner la capitale danoise après
avoir terminé ses études à Gôttingen. Lorsqu'ils se rencontrèrent, Bohr lui parla de ses toutes dernières idées sur la structure de l'atome. Hansen, qui avait mené à Gôttingen des
recherches en spectroscopie, l'étude de l'absorption et de
l'émission de rayonnement par les atomes et molécules,
demanda à Bohr si ses idées expliquaient un tant soit peu la
production des raies spectrales. On savait depuis longtemps
que l'apparence d'une flamme nue changeait de couleur
suivant le métal qui était vaporisé : jaune vif pour le sodium,
rouge foncé pour le lithium, et violet pour le potassium. Puis,
au XIXe siècle, on découvrit que chaque élément produisait un
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