«Nousavonsétudi é ce sujet avec tout l’intérêt, nous pourrions
dire, avec tout l’entraînement qu’il excitait en nous. Quel tableau
admirable en effet que ce triomphe de l’intelligence humaine ! Quel
imposant spectacle que celui d’une locomotive se mouvant sans
effort apparent et tirant derrière elle un train de 40 ou 50 voitures
chargées, pesant chacune dix milliers de livres ! Que sont désormais
les plus lourds fardeaux avec des machines qui peuvent mouvoir des
poids si énormes ; que sont les distances avec des moteurs qui franchissent journellement un intervalle de 12 lieues en 1½ heure ? Le
sol disparaît en quelque sorte sous vos yeux ; les arbres, les maisons,
les montagnes, sont entraînés derrière vous avec la rapidité d’un
trait, et lorsque vous croisez un autre train avec une vitesse relative
de 15 à 20 lieues à l’heure, vous l’apercevez en un moment poindre,
grandir et vous toucher ; et à peine l’avez-vous vu passer avec effroi,
que déjà il est emporté loin de vous, devenu un point, et disparu de
nouveau dans le lointain.
»
François-Marie Guyonneau de Pambour
Traité théorique et pratique des machines locomotives [6], 1835
dire, avec tout l’entraînement qu’il excitait en nous. Quel tableau
admirable en effet que ce triomphe de l’intelligence humaine ! Quel
imposant spectacle que celui d’une locomotive se mouvant sans
effort apparent et tirant derrière elle un train de 40 ou 50 voitures
chargées, pesant chacune dix milliers de livres ! Que sont désormais
les plus lourds fardeaux avec des machines qui peuvent mouvoir des
poids si énormes ; que sont les distances avec des moteurs qui franchissent journellement un intervalle de 12 lieues en 1½ heure ? Le
sol disparaît en quelque sorte sous vos yeux ; les arbres, les maisons,
les montagnes, sont entraînés derrière vous avec la rapidité d’un
trait, et lorsque vous croisez un autre train avec une vitesse relative
de 15 à 20 lieues à l’heure, vous l’apercevez en un moment poindre,
grandir et vous toucher ; et à peine l’avez-vous vu passer avec effroi,
que déjà il est emporté loin de vous, devenu un point, et disparu de
nouveau dans le lointain.
»
François-Marie Guyonneau de Pambour
Traité théorique et pratique des machines locomotives [6], 1835
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