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Chapitre 1
Nous utilisons la définition 1/13 pour écrire, dans le cas général :
𝑐 acier =
1
𝑚 acier
δ𝑄
d𝑇
δ𝑄 = 𝑐 acier 𝑚 acier d𝑇
𝑄 A→B = ∫
B
A
𝑚 acier 𝑐 acier d𝑇
Comme la capacité 𝑐 acier est indépendante de 𝑇 cette intégrale devient
simplement : 𝑄 A→B = 𝑚 acier 𝑐 acier ∫
B
A d𝑇 = 𝑚 acier 𝑐 acier (𝑇 B − 𝑇 A ) =
50 × 475 × (18 − 5) = +3,0875 ⋅ 10 5 J = +308,8 kJ.
Pendant l’intégration, ∫
B
A d𝑇 devient Δ𝑇 (une différence de température), tandis que ∫
B
A δ𝑄 devient seulement 𝑄 A→B (un transfert
entre deux états). La chaleur, grandeur de chemin, est transmise, tandis que la température, grandeur d’état, est augmentée (voir l’annexe
A4 p. 326 à ce sujet).
Dans cet ouvrage, lorsque nous quantifions les transferts d’énergie, nous convenons d’en rendre le signe explicite (nous ajoutons
donc un « + » pour les transferts positifs).
Une conversion des deux températures en kelvins n’aurait pas
changé la valeur du Δ𝑇 . Le résultat serait identique.
Avec une résistance électrique de la puissance d’un radiateur
domestique ordinaire (2 kW), il faudrait Δ𝑡 =
𝑄 A→B
̇
𝑄
=
308,8⋅10 3
2⋅10 3 = 154 s
pour réchauffer l’acier, soit un peu plus de deux minutes. Nous
verrons au chapitre 4 (le gaz parfait) que l’air à pression constante a
une capacité calorifique massique trois fois plus grande que celle de
l’acier.
1.5 Le chaud et le froid
Nous terminons ce chapitre en re-visitant quelques termes de langage courant tels que nous les comprenons en thermodynamique :
Le chaud — Pour nous, « chaud » n’est pas une propriété des corps : plutôt
que « cet objet est chaud » nous dirons qu’il est à haute température.
Plutôt que « cet objet s’échauffe/se refroidit » nous dirons que sa
température augmente ou diminue.
Dans le langage courant, les expressions comme « il fait chaud » ou
« les grandes chaleurs » font également allusion à la température.
Chauffer — Pour nous, « chauffer » c’est fournir de la chaleur. On peut
« chauffer » un corps pendant que sa température chute. On peut
également faire augmenter la température d’un corps sans lui apporter
de chaleur (figure 1.4).
Le froid — Pour nous, la sensation de « froid » dénote une faible température. Nous ne considérerons pas « le froid » comme étant quelque
chose que l’on peut fabriquer ni mesurer. Nous dirons plutôt que nous
prélevons de la chaleur d’un corps (par exemple, un réfrigérateur prend
de la chaleur à un aliment tiède).
Thermodynamique de l’ingénieur par Olivier Cleynen
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