164
Chapitre 6
De la même façon que pour les sections précédentes, on peut exprimer ce
rendement en fonction des débits de chaleur uniquement :
𝜂 thermopompe =
1
1 −
|
|
|
̇
𝑄 in
̇
𝑄 out
|
|
|
(6/9)
6.3.4 De la faible performance des machines
« L’on a souvent agité la question de savoir si la puissance motrice
de la chaleur est limitée, ou si elle
est sans bornes ; si les perfectionnements possibles des machines à feu
ont un terme assignable, terme que la
nature des choses empêche de dépasser par quelque moyen que ce soit, ou
si au contraire ces perfectionnemens
sont susceptibles d’une extension indéfinie. . . »
Sadi Carnot, 1824 [4]
Dans tous les cas que nous avons étudiés plus haut, pour chaque cycle, nous
avons inclus un transfert indésirable. Dans le cycle moteur, une partie de
l’énergie est gâchée sous forme de rejet de chaleur ( ̇
𝑄 out ). Dans les cycles
de réfrigération, on doit apporter du travail ( ̇
𝑊 in ) pour effectuer un transfert
de chaleur qui a priori aurait pu sembler « gratuit » ( ̇
𝑄 out étant alors égal
à ̇
𝑄 in ).
L’étudiant/e en ingénierie s’indignera certainement de la place qu’occupent
ces pertes dans ce chapitre – et des timides rendements atteints par les
machines décrites en exemple. Pourquoi les rendements calculés dans les
exemples et dans les exercices qui suivent sont-ils si faibles, et surtout,
comment concevoir des cycles de plus grande efficacité ? Nous aurons soin
et à cœur de répondre à ces questions au chapitre 7 (le second principe).
Thermodynamique de l’ingénieur par Olivier Cleynen
Précédent

- 164/346

Suivant