1.2 Aux origines
17
de l’aimant, comme l’illustre la figure 1.3. Ses expérimentations portent réciproquement sur la rotation d’un aimant autour d’un courant. D’autres savants travailleront
sur la question des rotations électromagnétiques, tel Peter Barlow (1776-1862) qui
construit en 1822 la célèbre roue qui porte son nom : placées entre les pôles d’un
aimant en fer à cheval, une roue de cuivre en forme d’étoile est parcourue par un
courant radial établi entre l’axe de rotation et les pointes de l’étoile via un contact à
mercure ; le courant axial et le champ radial donnent naissance à un effort tangentiel
qui entraîne la roue en rotation et entretient le phénomène. Le même résultat est obtenu en 1823 à l’aide d’une roue discoïdale par l’ingénieur anglais William Sturgeon
(1783-1850). Ce dernier inventera l’électroaimant deux ans plus tard.
N
S
B
df
i
Figure 1.3 Le démonstrateur rotatif de Faraday
Tributaires de l’énergie d’une pile, et de performances électromécaniques encore
modestes, ces dispositifs sont encore peu crédibles en tant que moteurs d’entraînement. C’est la découverte de l’induction qui marquera véritablement le début de l’essor des machines à effets électromagnétiques. Ainsi, renversant les principes utilisés
dans ses études sur les rotations électromagnétiques, Faraday invente en 1831 le premier générateur magnéto-électrique. Fondé sur une interaction de nature homopolaire
(le conducteur balaye un champ de polarité invariable), le principe de ce générateur
à courant continu est originellement testé à l’aide d’un disque de cuivre de 300 mm
de diamètre et de 5 mm d’épaisseur environ, dont un segment est engagé entre les
pôles d’un aimant permanent à plusieurs lames [26]. Le courant induit est collecté au
moyen de deux lames conductrices frottant l’une sur l’axe de rotation du disque et
l’autre sur sa périphérie. À partir de cette invention majeure, de nombreuses structures
Précédent

- 40/285

Suivant