Adopter une approche agile
CHAPITRE 7
241
Les principes agiles ne remettent donc pas en cause le souhait de transparence budgétaire
et de réduction des risques : le coût global du projet est déterminé a priori. Le projet peut
rester dans ce cadre quoi qu’il arrive et le prestataire se focalisera sur la livraison des
fonctionnalités les plus prioritaires. À chaque fin d’itération, avec des fonctionnalités
opérationnelles, le client peut décider des suites du projet, et donc mieux maîtriser les
risques de dérives et de déception. À tout moment, en outre, il dispose d’une application
qui fonctionne.
Dans le cas où je conseille le prestataire titulaire d’un contrat avec un client après avoir
remporté l’appel d’offres :
– Si c’est dans un cadre agile (réponse à AOA puis CFA), c’est évidemment plus simple puisque le client est déjà convaincu de l’intérêt de l’agilité. Je suggère au fournisseur d’annexer
le backlog (liste des exigences Scrum) dans le contrat. Ce backlog est élaboré soit par le
client lors de l’AOA, s’il a déjà une idée précise de ce qu’il veut, soit conjointement par le
prestataire et le client, lors d’une première phase de recueil des besoins. En associant à
chaque élément du backlog une estimation en points, le dialogue avec le client sur les évolutions du périmètre fonctionnel et les négociations éventuelles est grandement facilité.
– Si c’est dans le cadre d’un forfait classique, l’agilité du fournisseur est limitée par le contrat.
Le fournisseur peut néanmoins introduire des pratiques agiles (livraisons fréquentes avec
des itérations courtes pour commencer), essayer de collaborer au maximum avec le client, le
sensibiliser à l’idée des tests qui pilotent le développement (TDD) et le convaincre de passer
au forfait agile pour le prochain appel d’offres.
Le fait de montrer rapidement au client le résultat des itérations et de l’impliquer dans les
réunions de planification favorise sa confiance et le met ainsi dans de meilleures dispositions,
l’incitant à s’impliquer davantage.
Attention
Le meilleur contrat ne pourra, cependant, jamais se substituer à la confiance et la collaboration
dont nous avons besoin pour travailler efficacement.
Ce que propose DSDM a
Le fournisseur présente une estimation du coût total du système avant de débuter le projet.
En outre, il calcule un prix estimatif pour chaque phase ou cadre temporel. Les estimations
doivent être régulièrement confrontées aux résultats, afin de mettre en évidence les dépassements éventuels. Le client peut décider à tout moment d’arrêter le projet. Dans ce cas, il n’aura
pas dépensé inutilement son argent puisque, dans ce type de projet, les livraisons de produits
sont fréquentes.
Le client et le fournisseur peuvent signer un contrat de rémunération flexible, basé sur l’évaluation du « coût le plus probable ». Dans ce cas, si le coût réel est inférieur au coût estimé, la
a. DSDM FR V.3, 20.10.1998, § 25.1.3, page 151.
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GestProjInform Livre Page 241 Vendredi, 3. avril 2009 12:07 12
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Les principes agiles ne remettent donc pas en cause le souhait de transparence budgétaire
et de réduction des risques : le coût global du projet est déterminé a priori. Le projet peut
rester dans ce cadre quoi qu’il arrive et le prestataire se focalisera sur la livraison des
fonctionnalités les plus prioritaires. À chaque fin d’itération, avec des fonctionnalités
opérationnelles, le client peut décider des suites du projet, et donc mieux maîtriser les
risques de dérives et de déception. À tout moment, en outre, il dispose d’une application
qui fonctionne.
Dans le cas où je conseille le prestataire titulaire d’un contrat avec un client après avoir
remporté l’appel d’offres :
– Si c’est dans un cadre agile (réponse à AOA puis CFA), c’est évidemment plus simple puisque le client est déjà convaincu de l’intérêt de l’agilité. Je suggère au fournisseur d’annexer
le backlog (liste des exigences Scrum) dans le contrat. Ce backlog est élaboré soit par le
client lors de l’AOA, s’il a déjà une idée précise de ce qu’il veut, soit conjointement par le
prestataire et le client, lors d’une première phase de recueil des besoins. En associant à
chaque élément du backlog une estimation en points, le dialogue avec le client sur les évolutions du périmètre fonctionnel et les négociations éventuelles est grandement facilité.
– Si c’est dans le cadre d’un forfait classique, l’agilité du fournisseur est limitée par le contrat.
Le fournisseur peut néanmoins introduire des pratiques agiles (livraisons fréquentes avec
des itérations courtes pour commencer), essayer de collaborer au maximum avec le client, le
sensibiliser à l’idée des tests qui pilotent le développement (TDD) et le convaincre de passer
au forfait agile pour le prochain appel d’offres.
Le fait de montrer rapidement au client le résultat des itérations et de l’impliquer dans les
réunions de planification favorise sa confiance et le met ainsi dans de meilleures dispositions,
l’incitant à s’impliquer davantage.
Attention
Le meilleur contrat ne pourra, cependant, jamais se substituer à la confiance et la collaboration
dont nous avons besoin pour travailler efficacement.
Ce que propose DSDM a
Le fournisseur présente une estimation du coût total du système avant de débuter le projet.
En outre, il calcule un prix estimatif pour chaque phase ou cadre temporel. Les estimations
doivent être régulièrement confrontées aux résultats, afin de mettre en évidence les dépassements éventuels. Le client peut décider à tout moment d’arrêter le projet. Dans ce cas, il n’aura
pas dépensé inutilement son argent puisque, dans ce type de projet, les livraisons de produits
sont fréquentes.
Le client et le fournisseur peuvent signer un contrat de rémunération flexible, basé sur l’évaluation du « coût le plus probable ». Dans ce cas, si le coût réel est inférieur au coût estimé, la
a. DSDM FR V.3, 20.10.1998, § 25.1.3, page 151.
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