UML 2 pour les bases de données
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© Éditions Eyrolles
Selon C. Date, consultant et auteur d’ouvrages édités à plus d’un demi-million d’exemplaires,
c’est cette théorie qui fait que ce modèle peut être considéré comme une science [DAT 00]. Le
modèle relationnel recouvre trois aspects : l’aspect structurel (développé dans ce chapitre),
l’aspect intégrité (plus précisément traité dans le chapitre 3, lors de l’étude des contraintes)
et, enfin, l’aspect manipulation au sens des opérateurs relationnels (cet aspect sort du contexte
de la conception, le lecteur intéressé pourra consulter [BOU 99] à ce propos). Ces différents
aspects sont programmés à l’aide du langage SQL que nous étudierons aux chapitres suivants
(niveaux physique et externe).
Le modèle relationnel est à l’origine du succès que connaissent aujourd’hui les grands éditeurs
de SGBD (système de gestion de bases de données), à savoir Oracle, IBM, Microsoft, Informix,
Sybase et CA-Ingres. Le but initial de ce modèle était d’améliorer l’indépendance données/
traitements. Les premiers systèmes informatiques ayant mis en œuvre les concepts du modèle
relationnel ont été System-R d’IBM [AST 76] et Ingres [STO 76], tous deux apparus en 1976.
La première version commerciale d’Oracle, devenu leader du marché, est sortie en 1979 (la
société est née en 1977).
Modèle de données
Le modèle de données relationnel repose sur des principes simples et permet néanmoins de
modéliser des données complexes. La description des données repose sur le concept de relations.
Nous utilisons dans cet ouvrage une syntaxe simple (figure 2-1). Nous verrons plus loin qu’il
est aussi possible de modéliser un schéma relationnel avec le formalisme UML.
Terminologie
Une relation possède des attributs. Chaque attribut prend sa valeur dans un domaine (ensemble
de valeurs).
Chaque élément d’une relation est appelé uplet ou n-uplet (n désignant le nombre d’attributs
de la relation et étant aussi appelé degré de la relation).
L’ensemble des n-uplets désigne la relation en extension.
Notations
R[a 1 ,..., a n ] désigne la relation R composée de n attributs définis sur leurs domaines D 1 ,..., D n
en intention.
R est un sous-ensemble du produit cartésien D 1 ¥ D 2 ¥ ... ¥ D n .
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