Propriété de Albiri Sigue
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228 L’art du développement Android
Limites extérieures
Tout le code Java existant ne fonctionne évidemment pas avec Android. Un certain nombre
de facteurs doivent être pris en compte :
● API pour la plate-forme. Est-ce que le code suppose que vous utilisez une JVM plus
récente que celle sur laquelle repose Android ou suppose-t-il l’existence d’une API
Java fournie avec J2SE mais qui n’existe pas dans Android, comme Swing ?
● Taille. Le code Java conçu pour être utilisé sur les machines de bureau ou les serveurs
ne se soucie pas beaucoup de l’espace disque ni de la taille mémoire. Android, évidemment, manque des deux. L’utilisation de code tiers, notamment lorsqu’il est empaqueté
sous forme de JAR, peut faire gonfler la taille de votre application..
● Performances. Est-ce que le code Java suppose un CPU beaucoup plus puissant que
ceux que vous pouvez trouver sur la plupart des terminaux Android ? Ce n’est pas
parce qu’un ordinateur de bureau peut l’exécuter sans problème qu’un téléphone
mobile moyen pourra faire de même.
● Interface. Est-ce que le code Java suppose une interface en mode console, ou s’agit-il
d’une API que vous pouvez envelopper dans votre propre interface ?
Une astuce pour régler quelques-uns de ces problèmes consiste à utiliser du code Java
open-source et à modifier ce code pour l’adapter à Android. Si, par exemple, vous n’utilisez que 10 % d’une bibliothèque tierce, il est peut-être plus intéressant de recompiler ce
sous-ensemble ou, au moins, d’ôter les classes inutilisées du JAR. La première approche
est plus sûre dans la mesure où le compilateur vous garantit que vous ne supprimerez pas
une partie essentielle du code, mais elle peut être assez délicate.
Ant et JAR
Vous avez deux possibilités pour intégrer du code tiers dans votre projet : utiliser du code
source ou des JAR déjà compilés.
Si vous choisissez la première méthode, il suffit de copier le code source dans l’arborescence de votre projet (sous le répertoire src/) afin qu’il soit placé à côté de votre propre
code, puis de laisser le compilateur faire son travail.
Si vous choisissez d’utiliser un JAR dont vous ne possédez peut-être pas les sources, vous
devrez expliquer à votre chaîne de développement comment l’utiliser. Avec un IDE, il
suffit de lui donner la référence du JAR. Si, en revanche, vous utilisez le script Ant
build.xml, vous devez placer le fichier JAR dans le répertoire libs/ créé par activityCreator, où le processus de construction d’Ant ira le chercher.
Dans une édition précédente de ce livre, par exemple, nous présentions un projet MailBuzz
qui, comme son nom l’indique, traitait du courrier électronique. Ce projet utilisait les API
Livre Android.book Page 228 Dimanche, 8. novembre 2009 12:23 12
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228 L’art du développement Android
Limites extérieures
Tout le code Java existant ne fonctionne évidemment pas avec Android. Un certain nombre
de facteurs doivent être pris en compte :
● API pour la plate-forme. Est-ce que le code suppose que vous utilisez une JVM plus
récente que celle sur laquelle repose Android ou suppose-t-il l’existence d’une API
Java fournie avec J2SE mais qui n’existe pas dans Android, comme Swing ?
● Taille. Le code Java conçu pour être utilisé sur les machines de bureau ou les serveurs
ne se soucie pas beaucoup de l’espace disque ni de la taille mémoire. Android, évidemment, manque des deux. L’utilisation de code tiers, notamment lorsqu’il est empaqueté
sous forme de JAR, peut faire gonfler la taille de votre application..
● Performances. Est-ce que le code Java suppose un CPU beaucoup plus puissant que
ceux que vous pouvez trouver sur la plupart des terminaux Android ? Ce n’est pas
parce qu’un ordinateur de bureau peut l’exécuter sans problème qu’un téléphone
mobile moyen pourra faire de même.
● Interface. Est-ce que le code Java suppose une interface en mode console, ou s’agit-il
d’une API que vous pouvez envelopper dans votre propre interface ?
Une astuce pour régler quelques-uns de ces problèmes consiste à utiliser du code Java
open-source et à modifier ce code pour l’adapter à Android. Si, par exemple, vous n’utilisez que 10 % d’une bibliothèque tierce, il est peut-être plus intéressant de recompiler ce
sous-ensemble ou, au moins, d’ôter les classes inutilisées du JAR. La première approche
est plus sûre dans la mesure où le compilateur vous garantit que vous ne supprimerez pas
une partie essentielle du code, mais elle peut être assez délicate.
Ant et JAR
Vous avez deux possibilités pour intégrer du code tiers dans votre projet : utiliser du code
source ou des JAR déjà compilés.
Si vous choisissez la première méthode, il suffit de copier le code source dans l’arborescence de votre projet (sous le répertoire src/) afin qu’il soit placé à côté de votre propre
code, puis de laisser le compilateur faire son travail.
Si vous choisissez d’utiliser un JAR dont vous ne possédez peut-être pas les sources, vous
devrez expliquer à votre chaîne de développement comment l’utiliser. Avec un IDE, il
suffit de lui donner la référence du JAR. Si, en revanche, vous utilisez le script Ant
build.xml, vous devez placer le fichier JAR dans le répertoire libs/ créé par activityCreator, où le processus de construction d’Ant ira le chercher.
Dans une édition précédente de ce livre, par exemple, nous présentions un projet MailBuzz
qui, comme son nom l’indique, traitait du courrier électronique. Ce projet utilisait les API
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