194 DÉPLOYER UN PROJET WEB 2.0
© Groupe Eyrolles
De la connaissance à l’intelligence
Une fois le transport de la connaissance rendu possible, il est envisageable d’injecter quelques fonctionnalités d’« intelligence », qui
permettront au Web de gagner en fonctionnalités. L’inconnu reste le
niveau d’intelligence acceptable.
Il ne faut cependant surtout pas parler d’intelligence artificielle,
comme cela a été fait dans le passé et qui a abouti à des échecs
successifs. Aujourd’hui, avec le Web, il s’agira essentiellement de
mise en œuvre de mécanismes « d’apprentissage » automatique de
la connaissance domaine par domaine ou dans une approche
« sémantique » dans les axes cités plus haut. On exige alors pour
chaque domaine la description préalable de l’organisation des bases
de la connaissance. De même, un modèle de structure des
« données et informations concourant à la connaissance », que nous
appellerons ci-après « dinaissances » – mot constitué de « donnée »,
« information » et « connaissance » – doit être accepté par les professionnels des domaines concernés. Et, dans la mesure du possible,
quand cela s’applique, un fonds commun des « dinaissances » globales, comme le fonds de photographies satellite de la Terre, doit exister.
Ces mécanismes, tout en contribuant à l’enrichissement des caractères « intelligents » du Web, laissent néanmoins le dernier mot à
l’humain. En résumé : l’interprétation humaine reste indispensable
pour l’interprétation intelligente des « dinaissances », ainsi que pour
les décisions.
Par ailleurs, face à la masse de données, d’informations et de
connaissances nécessaires, les usages du Web nous ont conduits à
privilégier davantage le traitement de ces matériaux que le savoir
intrinsèque lui-même, comme le disent Alice Gracel et Heather
Gatley dans leur article : « Bienvenue à l’école du futur », paru en
mars 2008 dans le magazine 2.2
1 : « Ce n’est plus le savoir qui est
essentiel mais l’habileté à décoder l’information proposée en ligne. »
1. Ce magazine, dont le thème est l’entreprise 2.0, a pour nom, 2.n : n s’incrémente au fil des numéros.
© Groupe Eyrolles
De la connaissance à l’intelligence
Une fois le transport de la connaissance rendu possible, il est envisageable d’injecter quelques fonctionnalités d’« intelligence », qui
permettront au Web de gagner en fonctionnalités. L’inconnu reste le
niveau d’intelligence acceptable.
Il ne faut cependant surtout pas parler d’intelligence artificielle,
comme cela a été fait dans le passé et qui a abouti à des échecs
successifs. Aujourd’hui, avec le Web, il s’agira essentiellement de
mise en œuvre de mécanismes « d’apprentissage » automatique de
la connaissance domaine par domaine ou dans une approche
« sémantique » dans les axes cités plus haut. On exige alors pour
chaque domaine la description préalable de l’organisation des bases
de la connaissance. De même, un modèle de structure des
« données et informations concourant à la connaissance », que nous
appellerons ci-après « dinaissances » – mot constitué de « donnée »,
« information » et « connaissance » – doit être accepté par les professionnels des domaines concernés. Et, dans la mesure du possible,
quand cela s’applique, un fonds commun des « dinaissances » globales, comme le fonds de photographies satellite de la Terre, doit exister.
Ces mécanismes, tout en contribuant à l’enrichissement des caractères « intelligents » du Web, laissent néanmoins le dernier mot à
l’humain. En résumé : l’interprétation humaine reste indispensable
pour l’interprétation intelligente des « dinaissances », ainsi que pour
les décisions.
Par ailleurs, face à la masse de données, d’informations et de
connaissances nécessaires, les usages du Web nous ont conduits à
privilégier davantage le traitement de ces matériaux que le savoir
intrinsèque lui-même, comme le disent Alice Gracel et Heather
Gatley dans leur article : « Bienvenue à l’école du futur », paru en
mars 2008 dans le magazine 2.2
1 : « Ce n’est plus le savoir qui est
essentiel mais l’habileté à décoder l’information proposée en ligne. »
1. Ce magazine, dont le thème est l’entreprise 2.0, a pour nom, 2.n : n s’incrémente au fil des numéros.
