Entreprendre avec le Web 3.0 ou Web sémantique 191
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ment opérationnelle ; il n’y a pas de spécificité du Web par rapport
aux autres domaines technologiques. En effet, il est possible de
concevoir à nouveau complètement les constructions lexicales,
grammaticales, syntaxiques, phonétiques en mode numérique.
Pour la formalisation des usages, au niveau de la sémantique, une
première a atteint, depuis quelques années, un niveau d’utilisation
opérationnel : la gestion de contenu, à travers les fonctionnalités de
recherche et découverte de ces contenus et de gestion des versions
de ces contenus. Pour la seconde étape, qui consiste à aller au-delà
du contenu lui-même, la structure même de XML permet d’élaborer
des méthodes et des outils (voir les paragraphes suivants dans cet
ouvrage).
En ce qui concerne la pragmatique, son traitement est assuré d’une
part par la recherche et la découverte du contexte du poste de
travail de l’internaute ou de l’utilisateur ; d’autre part par le
« profiling », ou analyse des habitudes/recherche du contexte de
l’environnement de l’utilisateur, le plus souvent appliqué pour les
applications de commerce électronique.
Deux remarques s’imposent ici. En linguistique, la pragmatique est
considérée comme un sous-domaine de la sémantique. Dans cette
optique, on peut dire que d’ores et déjà, en Web 2.0, les traitements
par profiling constituent une première approche du Web sémantique.
Quand à la sémiotique, s’il est vrai que la gestuelle n’est pas transportée aujourd’hui dans les échanges documentaires, le traitement
de l’interprétation du signe véhiculé par le Web peut d’une part,
rester au niveau de l’interprétation des gestes, à l’humain, par les
utilisateurs eux-mêmes quand ils visionnent vidéos et images.
D’autre part, au niveau purement documentaire, il est intéressant de
noter le phénomène des « smileys ». Ces petits personnages tantôt
souriants, tantôt grimaçants, utilisés de façon ludique, permettent de
plus en plus la communication de l’« état d’âme » de l’interlocuteur.
Dans ce sens, on peut considérer qu’il y a une toute première ébauche de numérisation de la gestuelle.
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