10 D ÉPLOYER UN PROJET WEB 2.0
© Groupe Eyrolles
Les données dont nous disposons ne distinguent pas celles qui
proviennent de sites du premier Web des autres. Il n’est donc pas
possible de savoir si cette baisse de croissance de la fréquentation
concerne un type de Web plutôt qu’un autre. Gageons qu’il s’agit
d’un indice de maturité. Les mesures d’audience s’adaptent elles
aussi, et il est de plus en plus régulièrement question de mesurer les
usages plutôt que la seule fréquentation. Nous sommes tous plus
intéressés par le comportement des utilisateurs que par les mesures
de fréquentation.
L E W EB PROFOND
Alors que le Web se déploie, qu’il semble envahir notre société,
chacun s’aperçoit alors qu’il est de moins en moins aisé de s’y
retrouver. Aux annuaires de sites tels que Yahoo! ou Dmoz succèdent les moteurs de recherche. Malgré leur puissance, ces machines
à digérer le Web, comme l’incontournable Google, n’accèdent plus
à tous les nouveaux contenus.
Plonger dans le Web profond
En France, nous appelons Web profond, ou Web caché, ce qu’outreAtlantique on appelle Deep Web
1 ou Hidden Web . Cette expression
désigne cette partie du Web qui est inaccessible aux moteurs de
recherche. Google étant actuellement crédité d’un taux d’utilisation
supérieur à 62 %
2
, le Web profond pourrait être assimilé à celui que
nous cache Google. Mais est-ce bien le cas ? Tout ce qu’un moteur
ne peut pas indexer est-il de facto caché ? Les chercheurs
Chris Sherman et Gary Price ont établi quatre types de Web caché.
Cette typologie nous éclaire sur les raisons du manque de visibilité
sur ces régions du Web.
1. L’article qui a rendu célèbre ce thème est disponible en ligne sur le site de
l’université du Michigan http://www.press.umich.edu/jep/07-01/bergman.html
2. La société américaine Comscore (http://www.comscore.com/) publie régulièrement la liste des dix premiers moteurs de recherche.
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