134 DÉPLOYER UN PROJET WEB 2.0
© Groupe Eyrolles
miroir. Et comme la publicité paie à raison de la fréquentation, la
boucle est bouclée.
Dans l’entreprise, le raisonnement n’est pas le même. La prime ne
dépend pas du nombre de clics. Le lectorat se gagne à la qualité du
contenu, à sa fraîcheur. L’élément de flux présenté ne cherche pas à
provoquer le clic, mais vise à faire gagner du temps en délivrant la
bonne combinaison entre la clarté de l’information et le temps de
parcours du flux à lire.
On pouvait lire en 2007 sur le blog de Cyril Durand, consultant
indépendant (http://blogs.codes-sources.com/cyril/) : « C'est donc
autour de 1 000 posts que j'ai à lire. Rassurez-vous je ne lis pas tous
les posts, seulement ceux dont le titre m'intéresse et souvent en diagonale. Cela me prend entre vingt et trente minutes par jour. »
Suivre les standards
Un flux est une liste d’éléments de flux, lesquels se caractérisent par
leur taille (nombre de caractères), leur présentation (texte pur ou
mise en forme HTML), avec ou sans inclusion multimédia (images,
sons, etc.). C’est au niveau du flux qu’on définit le nombre
d’éléments présents qui le constituent et les standards qui le structurent.
Les premiers flux d’information apparus ont été très vite appelés
flux RSS. Il s’agit d’un ensemble de formats XML dont plusieurs
niveaux de standard existent. En fait, il faudrait donc distinguer le
Rich Site Summary (RSS 0.91), le RDF Site Summary (RSS 0.92 et 1.0)
et Really Simple Syndication (RSS 2.0). Mais l’affaire s’est semble-t-il
encore compliquée avec l’arrivée d’un nouveau standard, Atom, qui
ambitionne de rendre les choses plus simples. Il faut aussi signaler
OMPL. Alors comment choisir ?
Pour le producteur, il n’y a pas de bon choix puisqu’il appartient au
lecteur et non au producteur de flux. Le mieux de proposer le maximum de standards, à l’instar de ce que fait le journal Le Monde. En
fait de sélection, il faut tout prendre : RSS et Atom. Abondance de
biens ne nuit pas. Tous ces formats sont tous basés sur XML et leur
dernière version (RSS 2.0 et Atom 1.0) offre la possibilité d’étendre
le format en utilisant les namespaces. Cela signifie qu’il est possible
d’ajouter des éléments tout en respectant les standards. Autrement
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