“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 52 — #75
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Paléoclimatologie
ces deux grandeurs peut être représentée en première approximation par un
facteur multiplicatif constant, sachant que l’enrichissement de 1 %% au DMG
correspond à une diminution du niveau des mers eustatique d’environ 130 m
(Fig. 2.3). L’évolution du niveau de la mer a également été reconstruite à
partir d’analyses isotopiques sur les coquilles des foraminifères planctoniques
de la mer Rouge, lesquelles enregistrent les grandes variations de salinité résultant de la fermeture (ouverture) du détroit Bab el Mandab lors des baisses
(hausses) du niveau de la mer (Siddall et al., 2003).
Fig. 2.3 – Variations de l’insolation d’été à 65
◦ N et du niveau eustatique de la mer
au cours du dernier cycle climatique. Niveaux eustatiques calculés par Lambeck et
Chappell (2001), à partir de mesures du niveau relatif de la mer. Reconstruction des
variations du δ
18 O de l’océan moyen à partir du δ
18 O des foraminifères benthiques
(Waelbroeck et al., EPILOG, 2002).
À l’échelle des cycles glaciaires-interglaciaires, les variations de la quantité
de glace constituent le mécanisme le plus important, et engendrent des variations du niveau des mers de l’ordre d’une centaine de mètres (∼130 m entre le
Dernier Maximum glaciaire et le présent). Ces variations sont appelées changement de niveau « eustatique » des mers, et cela correspond à peu près (voir
plus loin le concept de glace implicite) aux variations de niveau moyen sur le
globe. D’autre part, pour une même masse d’eau, le volume change avec la
température de l’eau à cause de la dilatation thermique (la densité dépend de
la température). L’impact sur le niveau de la dilatation thermique des mers
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