“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 25 — #48
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1. Biogéochimie du système climatique...
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Fig. 1.12 – Cycle naturel du carbone. Les flux sont exprimés en PgC/an et la taille
des différents réservoirs en PgC.
et fennoscandienne dans l’hémisphère nord. Cette hypothèse pourrait expliquer une part importante de la diminution du CO 2 en période glaciaire, mais
elle n’est construite malheureusement sur aucune observation véritable et se
heurte à la vérité des données isotopiques.
L’océan est en fait le seul candidat qui peut expliquer le sens et l’amplitude
des variations glaciaires-interglaciaires de CO 2 : il contient assez de carbone
pour moduler les variations atmosphériques et il répond sur des échelles de
temps de 1 000–10 000 ans. Mais le cycle du carbone dans l’océan est relativement complexe : il fait à la fois intervenir des processus physiques, chimiques
et biologiques.
Plusieurs études proposent une synthèse des différents hypothèses envisagées (Broecker et Henderson, 1998 ; Archer et al., 2000 ; Sigmann et Boyle,
2000). La figure 1.13 classe ces hypothèses en fonction du mécanisme invoqué.
Le premier groupe d’hypothèses fait appel à une diminution de la pompe
physique par solubilité. Parce que le CO 2 est plus soluble dans l’eau froide, le
refroidissement des eaux de surface en période glaciaire conduit à une absorption de CO 2 par l’océan et donc à une diminution de la pCO 2 atmosphérique.
Mais l’amplitude du refroidissement ne peut expliquer qu’une petite fraction
des 100 ppmv (entre 20 et 30 ppmv selon le refroidissement envisagé pour les
eaux de surface). En contrepartie, la diminution du niveau marin (de 120 m)
et l’augmentation de la salinité qui en découle (de 3 %), conséquences d’un
stockage plus important d’eau douce dans les calottes polaires au DMG, jouent
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1. Biogéochimie du système climatique...
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Fig. 1.12 – Cycle naturel du carbone. Les flux sont exprimés en PgC/an et la taille
des différents réservoirs en PgC.
et fennoscandienne dans l’hémisphère nord. Cette hypothèse pourrait expliquer une part importante de la diminution du CO 2 en période glaciaire, mais
elle n’est construite malheureusement sur aucune observation véritable et se
heurte à la vérité des données isotopiques.
L’océan est en fait le seul candidat qui peut expliquer le sens et l’amplitude
des variations glaciaires-interglaciaires de CO 2 : il contient assez de carbone
pour moduler les variations atmosphériques et il répond sur des échelles de
temps de 1 000–10 000 ans. Mais le cycle du carbone dans l’océan est relativement complexe : il fait à la fois intervenir des processus physiques, chimiques
et biologiques.
Plusieurs études proposent une synthèse des différents hypothèses envisagées (Broecker et Henderson, 1998 ; Archer et al., 2000 ; Sigmann et Boyle,
2000). La figure 1.13 classe ces hypothèses en fonction du mécanisme invoqué.
Le premier groupe d’hypothèses fait appel à une diminution de la pompe
physique par solubilité. Parce que le CO 2 est plus soluble dans l’eau froide, le
refroidissement des eaux de surface en période glaciaire conduit à une absorption de CO 2 par l’océan et donc à une diminution de la pCO 2 atmosphérique.
Mais l’amplitude du refroidissement ne peut expliquer qu’une petite fraction
des 100 ppmv (entre 20 et 30 ppmv selon le refroidissement envisagé pour les
eaux de surface). En contrepartie, la diminution du niveau marin (de 120 m)
et l’augmentation de la salinité qui en découle (de 3 %), conséquences d’un
stockage plus important d’eau douce dans les calottes polaires au DMG, jouent
