“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 23 — #46
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1. Biogéochimie du système climatique...
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Plusieurs indices laissent penser que l’atmosphère en période glaciaire était
beaucoup plus chargée en aérosol désertique que notre atmosphère actuelle.
Les archives glaciaires suggèrent que les taux de dépôts d’aérosol désertique
aux hautes latitudes de l’hémisphère nord et de l’hémisphère sud étaient de
deux à vingt fois plus importants en période glaciaire qu’en période interglaciaire (Petit et al., 1999 ; Wolff et al., 2006). Les données sédimentaires
marines (Rea, 1994) et continentales suggèrent également des taux de dépôts
beaucoup plus importants en période froide qu’actuellement. Ce sont en particulier l’étude des dépôts de loess (continentaux) et la proportion lithologique
dans les sédiments marins qui ont permis de reconstituer les dépôts passés de
poussières désertiques à la surface de notre planète. La figure 1.11 montre une
compilation réalisée à partir de plusieurs de ces observations. La quasi totalité
des sites montre des indices de dépôts plus élevées (×2 à ×200) au Dernier
Maximum glaciaire qu’à l’actuel.
Fig. 1.11 – Compilation de données sédimentaires marines et terrestres permettant
de reconstruire les variations de dépôts d’aérosols désertiques au Dernier Maximum
glaciaire par rapport au pré-industriel. D’après Mahowald et al., 2006.
1.3 Explications : les interactions
climat-biogéochimie
1.3.1 Cycle du CO 2
Les enregistrements de la pression partielle de CO 2 et de la température
dans les carottes de glace montrent une corrélation entre ces deux grandeurs
pour les huit derniers cycles glaciaires-interglaciaires. Le forçage radiatif causé
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