“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 418 — #441
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Paléoclimatologie
pas significativement différent de celui obtenu avec les scénarios SRES A2
ou B1. En revanche, il est environ trois fois plus élevé que celui obtenu sur
la période 1961-2003, et du même ordre de grandeur que celui de 1993-2003
(i.e. 1,6 ± 0,5 mm/an). Toutefois, rappelons que sur une décennie, la variabilité décennale peut avoir un effet important, et peut contribuer à amplifier ou
au contraire diminuer la variation du niveau marin lié notamment à l’expansion thermique. Enfin, il faut préciser que la plupart des simulations AOGCM
n’incluent pas le forçage volcanique. Ainsi, l’éruption du mont Pinatubo survenue en 1991 pourrait avoir pour effet de réduire la contribution de l’expansion
thermique projetée pour le début du xxi
e siècle.
Si les projections effectuées entre 2000 et 2020 avec les trois scénarios
SRES B1, A1B et A2 sont comparables, il n’en est pas de même de celles
obtenues pour la période 2080-2100 : 1,9 ± 1,0, 2,9 ± 1,4 et 3,8 ± 1,3 mm/an
respectivement. Cette accélération est directement reliée à l’augmentation du
réchauffement, et les incertitudes associées à ces valeurs sont liées à la variabilité obtenue d’un modèle à l’autre.
10.4.1.9 Variations locales liées aux variations de densité
de l’océan et aux changements de dynamique
Les simulations effectuées avec un ensemble de modèles AOGCM forcés par
différents scénarios SRES mettent en évidence une variabilité spatiale du niveau marin (Fig. 10.15). Ces modèles ne tiennent pas compte de l’écoulement
de la glace, et donc cette variabilité régionale, déjà observée sur la période
1993-2003 grâce aux mesures satellitaires, est liée à une variabilité du système
atmosphère-océan-glace de mer. Plus précisément, non seulement la variabilité régionale peut être liée, comme nous venons de le voir, à des variations
de température, mais aussi à des variations de salinité (i.e. rapport précipitation/évaporation) et donc de densité, mais aussi à des variations au sein de
la circulation océanique et de la circulation atmosphérique (variations de la
direction et de l’intensité des vents). D’un modèle à l’autre, les distributions
géographiques des variations du niveau marin ne sont pas identiques. On peut
toutefois identifier certaines caractéristiques communes mises en évidence sur
la Figure 10.15.
Ainsi, l’océan Austral est caractérisé par une augmentation du niveau
marin plus faible que la moyenne, vraisemblablement lié à un changement dans
la direction des vents ou à une expansion thermique plus faible. Inversement,
on observe dans l’Arctique une augmentation du niveau marin plus élevée que
la moyenne, imputée à une diminution de la salinité. Enfin, à la dynamique
océanique est associée une bande étroite où une forte élévation est observée
principalement dans l’Atlantique Sud et l’océan Indien, et dans une moindre
mesure, dans le sud du Pacifique.
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Paléoclimatologie
pas significativement différent de celui obtenu avec les scénarios SRES A2
ou B1. En revanche, il est environ trois fois plus élevé que celui obtenu sur
la période 1961-2003, et du même ordre de grandeur que celui de 1993-2003
(i.e. 1,6 ± 0,5 mm/an). Toutefois, rappelons que sur une décennie, la variabilité décennale peut avoir un effet important, et peut contribuer à amplifier ou
au contraire diminuer la variation du niveau marin lié notamment à l’expansion thermique. Enfin, il faut préciser que la plupart des simulations AOGCM
n’incluent pas le forçage volcanique. Ainsi, l’éruption du mont Pinatubo survenue en 1991 pourrait avoir pour effet de réduire la contribution de l’expansion
thermique projetée pour le début du xxi
e siècle.
Si les projections effectuées entre 2000 et 2020 avec les trois scénarios
SRES B1, A1B et A2 sont comparables, il n’en est pas de même de celles
obtenues pour la période 2080-2100 : 1,9 ± 1,0, 2,9 ± 1,4 et 3,8 ± 1,3 mm/an
respectivement. Cette accélération est directement reliée à l’augmentation du
réchauffement, et les incertitudes associées à ces valeurs sont liées à la variabilité obtenue d’un modèle à l’autre.
10.4.1.9 Variations locales liées aux variations de densité
de l’océan et aux changements de dynamique
Les simulations effectuées avec un ensemble de modèles AOGCM forcés par
différents scénarios SRES mettent en évidence une variabilité spatiale du niveau marin (Fig. 10.15). Ces modèles ne tiennent pas compte de l’écoulement
de la glace, et donc cette variabilité régionale, déjà observée sur la période
1993-2003 grâce aux mesures satellitaires, est liée à une variabilité du système
atmosphère-océan-glace de mer. Plus précisément, non seulement la variabilité régionale peut être liée, comme nous venons de le voir, à des variations
de température, mais aussi à des variations de salinité (i.e. rapport précipitation/évaporation) et donc de densité, mais aussi à des variations au sein de
la circulation océanique et de la circulation atmosphérique (variations de la
direction et de l’intensité des vents). D’un modèle à l’autre, les distributions
géographiques des variations du niveau marin ne sont pas identiques. On peut
toutefois identifier certaines caractéristiques communes mises en évidence sur
la Figure 10.15.
Ainsi, l’océan Austral est caractérisé par une augmentation du niveau
marin plus faible que la moyenne, vraisemblablement lié à un changement dans
la direction des vents ou à une expansion thermique plus faible. Inversement,
on observe dans l’Arctique une augmentation du niveau marin plus élevée que
la moyenne, imputée à une diminution de la salinité. Enfin, à la dynamique
océanique est associée une bande étroite où une forte élévation est observée
principalement dans l’Atlantique Sud et l’océan Indien, et dans une moindre
mesure, dans le sud du Pacifique.
