“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 416 — #439
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Paléoclimatologie
marin étaient liées d’une part à la dilatation thermique de l’océan (dans le
cas d’un réchauffement climatique), et d’autre part aux variations de la masse
d’eau océanique dues aux échanges avec les réservoirs continentaux. La principale contribution de ces variations eustatiques est liée aux variations du bilan
de masse des glaciers et des calottes polaires. Alors que sur la période 19932003, la principale contribution à la remontée du niveau marin était liée à la
dilatation thermique des océans, il s’avère qu’entre 2003 et 2008, la contribution dominante provient de la fonte des glaciers et des calottes polaires
(Cazenave et al., 2009 [7]).
En 2007, le GIEC faisait état d’une augmentation du niveau des mers pour
la fin du siècle qui pourrait être comprise entre 0,18 et 0,38 cm dans le cas
le plus optimiste (scénario SRES-B1), et entre 0,26 et 0,59 cm dans le cas le
plus défavorable (scénario A1FI). Cependant, ces projections sont entachées
de nombreuses incertitudes liées à plusieurs facteurs. Tout d’abord, les données disponibles (marégraphiques et satellitaires) permettant de reconstruire
le niveau des mers ne remontent pas aussi loin dans le passé que les données
instrumentales de la température, et sont sujettes à des incertitudes plus élevées. De ce fait, les contraintes observationnelles nécessaires à la validation des
modèles utilisés pour les projections de l’élévation du niveau marin sont plus
faibles. Par ailleurs, notre compréhension des phénomènes n’est pas encore
suffisamment précise pour quantifier les incertitudes associées aux méthodes
utilisées pour évaluer la contribution des glaces continentales aux variations
du niveau marin. En effet, les modèles climatiques utilisés pour effectuer les
projections climatiques à l’horizon 2100 n’incluent ni l’effet du changement
climatique sur le cycle du carbone (et autres gaz à effet de serre) ni la représentation de la dynamique de l’écoulement de la glace. Par ailleurs, si les
estimations du niveau marin modélisées et observées présentent un accord raisonnable pour la période 1993-2003, il n’en va pas de même pour la période
1961-2003. En effet, rappelons que sur cette période, la somme des différentes
contributions estimées est de 0,7 ± 0,7 mm/an, et reste bien inférieure à l’élévation observée du niveau marin (i.e. 1,8 ± 0,5 mm/an) à partir des données
marégraphiques. Cette différence montre qu’il existe encore des défaillances
dans notre compréhension de la variation du niveau des mers, et laisse supposer que les projections effectuées pour le futur sont sous-estimées. Toutefois,
il faut noter que l’acquisition de séries temporelles altimétriques et gravimétriques semble désormais réconcilier les données issues des missions spatiales
et des marégraphes (Fig. 10.14).
D’après les résultats moyennés à partir des 19 modèles AOGCM ayant
participé au dernier exercice du GIEC, le taux moyen d’élévation du niveau
de la mer sur l’ensemble du xxi
e siècle devrait très probablement dépasser celui enregistré sur la période 1961-2003. En ce qui concerne la fin du xxi
e siècle
(i.e. 2090-2099), la valeur centrale estimée à partir de toutes les simulations
forcées avec le scénario moyen A1B serait de 3,8 mm/an et excèderait celle
observée sur la période 1993-2003, c’est-à-dire 3,1 mm/an. Il est à noter que
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Paléoclimatologie
marin étaient liées d’une part à la dilatation thermique de l’océan (dans le
cas d’un réchauffement climatique), et d’autre part aux variations de la masse
d’eau océanique dues aux échanges avec les réservoirs continentaux. La principale contribution de ces variations eustatiques est liée aux variations du bilan
de masse des glaciers et des calottes polaires. Alors que sur la période 19932003, la principale contribution à la remontée du niveau marin était liée à la
dilatation thermique des océans, il s’avère qu’entre 2003 et 2008, la contribution dominante provient de la fonte des glaciers et des calottes polaires
(Cazenave et al., 2009 [7]).
En 2007, le GIEC faisait état d’une augmentation du niveau des mers pour
la fin du siècle qui pourrait être comprise entre 0,18 et 0,38 cm dans le cas
le plus optimiste (scénario SRES-B1), et entre 0,26 et 0,59 cm dans le cas le
plus défavorable (scénario A1FI). Cependant, ces projections sont entachées
de nombreuses incertitudes liées à plusieurs facteurs. Tout d’abord, les données disponibles (marégraphiques et satellitaires) permettant de reconstruire
le niveau des mers ne remontent pas aussi loin dans le passé que les données
instrumentales de la température, et sont sujettes à des incertitudes plus élevées. De ce fait, les contraintes observationnelles nécessaires à la validation des
modèles utilisés pour les projections de l’élévation du niveau marin sont plus
faibles. Par ailleurs, notre compréhension des phénomènes n’est pas encore
suffisamment précise pour quantifier les incertitudes associées aux méthodes
utilisées pour évaluer la contribution des glaces continentales aux variations
du niveau marin. En effet, les modèles climatiques utilisés pour effectuer les
projections climatiques à l’horizon 2100 n’incluent ni l’effet du changement
climatique sur le cycle du carbone (et autres gaz à effet de serre) ni la représentation de la dynamique de l’écoulement de la glace. Par ailleurs, si les
estimations du niveau marin modélisées et observées présentent un accord raisonnable pour la période 1993-2003, il n’en va pas de même pour la période
1961-2003. En effet, rappelons que sur cette période, la somme des différentes
contributions estimées est de 0,7 ± 0,7 mm/an, et reste bien inférieure à l’élévation observée du niveau marin (i.e. 1,8 ± 0,5 mm/an) à partir des données
marégraphiques. Cette différence montre qu’il existe encore des défaillances
dans notre compréhension de la variation du niveau des mers, et laisse supposer que les projections effectuées pour le futur sont sous-estimées. Toutefois,
il faut noter que l’acquisition de séries temporelles altimétriques et gravimétriques semble désormais réconcilier les données issues des missions spatiales
et des marégraphes (Fig. 10.14).
D’après les résultats moyennés à partir des 19 modèles AOGCM ayant
participé au dernier exercice du GIEC, le taux moyen d’élévation du niveau
de la mer sur l’ensemble du xxi
e siècle devrait très probablement dépasser celui enregistré sur la période 1961-2003. En ce qui concerne la fin du xxi
e siècle
(i.e. 2090-2099), la valeur centrale estimée à partir de toutes les simulations
forcées avec le scénario moyen A1B serait de 3,8 mm/an et excèderait celle
observée sur la période 1993-2003, c’est-à-dire 3,1 mm/an. Il est à noter que
