“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 410 — #433
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Paléoclimatologie
refroidissement local. La raison en est une modification de la circulation océanique, et notamment de la circulation thermo-haline. Dans ces régions, la
densité de l’eau de mer diminue en surface à cause de l’augmentation des
températures ou des précipitations. Les eaux de surface ne sont plus suffisamment denses pour plonger vers l’océan profond, ce qui réduit la convection
océanique et la dérive nord-atlantique associée. Cette réduction a un effet
sur la température qui dépend des modèles, à la fois en termes d’amplitude
et d’extension géographique. Elle module localement le réchauffement climatique, elle influence légèrement le réchauffement global, mais il n’en reste pas
moins que ce réchauffement reste important sur tous les continents de l’hémisphère nord, et notamment en Europe.
10.4.1.3 Évolution des précipitations
Dans leur ensemble, les modèles climatiques prévoient – mais avec une forte
dispersion –, une augmentation du total des précipitations avec la température (IPCC, 2007 [15]). Par exemple, pour le scénario SRES-A1B, les modèles
simulent un accroissement des précipitations globales de 4,5 ± 1,5 % en 2100.
Mais ces changements de précipitations sont loin d’être spatialement homogènes : dans certaines régions, les précipitations augmentent, dans d’autres
elles diminuent (Fig. 10.13).
Si l’on considère les moyennes zonales, les précipitations ont tendance à
augmenter partout, sauf dans les régions subtropicales (vers 30
◦ N et 30
◦ S)
où elles diminuent. L’augmentation générale des précipitations est due à l’augmentation du contenu en vapeur d’eau de l’atmosphère, tandis que la diminution simulée dans les régions subtropicales est reliée à une modification de
la circulation atmosphérique.
On remarque que les modèles simulent de façon cohérente une augmentation des précipitations aux hautes latitudes, toute l’année, et aux moyennes
latitudes, en hiver (Fig. 10.13). De même, ils simulent de façon cohérente
une diminution des précipitations dans les régions subtropicales. En Europe,
les modèles simulent une augmentation des précipitations dans le nord et,
à l’opposé, un assèchement autour du bassin méditerranéen. Par contre, les
changements de précipitations dans les régions équatoriales et tropicales ne
sont pas cohérents entre modèles, en particulier sur les continents : en Amérique du Sud, en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, en Inde et en Asie
du Sud-Est. Dans ces régions, certains modèles simulent une diminution des
précipitations, tandis que d’autres simulent une augmentation. Ces différences
entre modèles sont notamment très prononcées dans les régions de mousson.
De façon générale, les changements de précipitations sur le continent restent
très incertains, même en moyenne annuelle, en raison d’incertitudes majeures
au niveau de la représentation de différents processus. Actuellement, rien ne
permet de déterminer clairement quels sont les résultats les plus crédibles.
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Paléoclimatologie
refroidissement local. La raison en est une modification de la circulation océanique, et notamment de la circulation thermo-haline. Dans ces régions, la
densité de l’eau de mer diminue en surface à cause de l’augmentation des
températures ou des précipitations. Les eaux de surface ne sont plus suffisamment denses pour plonger vers l’océan profond, ce qui réduit la convection
océanique et la dérive nord-atlantique associée. Cette réduction a un effet
sur la température qui dépend des modèles, à la fois en termes d’amplitude
et d’extension géographique. Elle module localement le réchauffement climatique, elle influence légèrement le réchauffement global, mais il n’en reste pas
moins que ce réchauffement reste important sur tous les continents de l’hémisphère nord, et notamment en Europe.
10.4.1.3 Évolution des précipitations
Dans leur ensemble, les modèles climatiques prévoient – mais avec une forte
dispersion –, une augmentation du total des précipitations avec la température (IPCC, 2007 [15]). Par exemple, pour le scénario SRES-A1B, les modèles
simulent un accroissement des précipitations globales de 4,5 ± 1,5 % en 2100.
Mais ces changements de précipitations sont loin d’être spatialement homogènes : dans certaines régions, les précipitations augmentent, dans d’autres
elles diminuent (Fig. 10.13).
Si l’on considère les moyennes zonales, les précipitations ont tendance à
augmenter partout, sauf dans les régions subtropicales (vers 30
◦ N et 30
◦ S)
où elles diminuent. L’augmentation générale des précipitations est due à l’augmentation du contenu en vapeur d’eau de l’atmosphère, tandis que la diminution simulée dans les régions subtropicales est reliée à une modification de
la circulation atmosphérique.
On remarque que les modèles simulent de façon cohérente une augmentation des précipitations aux hautes latitudes, toute l’année, et aux moyennes
latitudes, en hiver (Fig. 10.13). De même, ils simulent de façon cohérente
une diminution des précipitations dans les régions subtropicales. En Europe,
les modèles simulent une augmentation des précipitations dans le nord et,
à l’opposé, un assèchement autour du bassin méditerranéen. Par contre, les
changements de précipitations dans les régions équatoriales et tropicales ne
sont pas cohérents entre modèles, en particulier sur les continents : en Amérique du Sud, en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, en Inde et en Asie
du Sud-Est. Dans ces régions, certains modèles simulent une diminution des
précipitations, tandis que d’autres simulent une augmentation. Ces différences
entre modèles sont notamment très prononcées dans les régions de mousson.
De façon générale, les changements de précipitations sur le continent restent
très incertains, même en moyenne annuelle, en raison d’incertitudes majeures
au niveau de la représentation de différents processus. Actuellement, rien ne
permet de déterminer clairement quels sont les résultats les plus crédibles.
