“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 14 — #37
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Paléoclimatologie
Fig. 1.5 – Évolution comparée du N2O (au milieu), du CH4 (en haut) et des isotopes
de l’eau (en bas) à partir du forage EPICA/dôme C en Antarctique, couvrant les
derniers 650 ka. D’après Spahni et al., 2005.
des 740 000 dernières années, aux hautes latitudes sud. Le flux de sodium
déposé à dôme C, qui est essentiellement attribuable aux émissions d’aérosols
marins, augmente de près d’un facteur trois entre une période interglaciaire
et la phase terminale des périodes froides. L’anti corrélation entre dépôt de
sodium et température est très forte (r
2 = 0,8). La figure 1.6 montre que
le dépôt d’aérosol désertique à dôme C a également été fortement modifié
durant les périodes glaciaires avec une augmentation des dépôts entre une
période interglaciaire et la phase terminale des périodes froides d’un facteur
vingt environ. Par comparaison avec le cas précédent du sodium, l’anti corrélation avec la température est nettement moins bonne, des augmentations
marquées d’aérosols désertiques apparaissant surtout durant les stades très
froids, et le profil étant ainsi visiblement fortement influencé par les périodes
de 100 000 et 41 000 ans. Contrairement à ces deux fractions primaires de
l’aérosol, l’aérosol secondaire de sulfate, formé à partir des émissions biogéniques marines de DMS, ne présente pas de réponse significative aux grandes
variations climatiques (voir également la discussion au paragraphe 1.2.4).
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