“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 342 — #365
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Paléoclimatologie
Fig. 9.6 – Forçage radiatif lié au changement de rayonnement incident au sommet
de l’atmosphère, à l’Holocène moyen (W/m
2 ), et rétroaction liée à la surface (principalement à la modification du couvert neigeux) pour les mois de février à avril et
deux modèles de climat.
une rétroaction de −4 à −16 W/m
2 localement sur le continent qui renforce
le déficit d’insolation et le refroidissement. Les deux simulations produisent
le même type de rétroaction, mais avec des amplitudes et une localisation
géographique différente. En revanche, en été, la couverture plus faible de glace
de mer et de neige induit un surplus de chauffage de 5 W/m
2 au-delà de
30
◦ N. À cet effet s’ajoute la rétroaction de la vapeur d’eau qui contribue
pour 2,5 W/m
2 supplémentaires au réchauffement estival dans ces régions.
Ces différentes rétroactions amplifient l’effet direct de l’insolation. La façon
dont elles sont représentées dans les modèles est à l’origine des différences
entre les simulations et de l’incertitude sur leur amplitude.
9.4.2 La mousson et les rétroactions de l’océan
et de la végétation
L’amplification des régimes de mousson de l’hémisphère nord est la principale caractéristique du climat des régions tropicales dans la première moitié
de l’Holocène. La ceinture humide s’étendant de l’Afrique à l’Inde et Asie du
Sud a enregistré de fortes modifications des régimes de précipitation, en lien
avec l’extension vers le nord de la zone de convergence intertropicale. Ces
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