“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 340 — #363
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Paléoclimatologie
l’océan et l’atmosphère sous forme de secteurs latitudinaux, alors que le second considère un modèle d’océan tri-dimensionnel, couplé à un modèle d’atmosphère simplifié. Les changements de température annuelle simulés sont
très faibles, conformément à la faible amplitude du changement d’insolation.
Entre 60
◦ N et 70
◦ N, ces études indiquent un refroidissement au cours de l’Holocène en réponse à la réduction de l’insolation d’été relativement conforme
à ce qu’indiquent les observations (Fig. 9.3). L’augmentation des concentrations des gaz à effet de serre depuis l’Holocène moyen aurait, au contraire,
en partie contrecarré la réduction de température d’environ 0,5
◦ C. Le début de l’Holocène est aussi une période où l’océan est encore perturbé par
la récente déglaciation et les calottes plus étendues qu’aujourd’hui sont présentes en Amérique du Nord et au Groenland. Des simulations (Renssen et al.,
2005 [33]) indiquent que la présence de la calotte fennoscandienne au début
de l’Holocène a pour principal effet de retarder l’optimum climatique dans
l’est du Canada et au Groenland (Fig. 9.3). Ces études suggèrent également
une augmentation de la variabilité au cours de l’Holocène, principalement sur
le pourtour des mers nordiques, provenant de rétroactions entre la circulation
atmosphérique, l’océan et la glace de mer.
Les simulations ne montrent pas de modification majeure de la circulation thermohaline de l’océan au cours de l’Holocène, sauf peut-être une légère
augmentation entre 9 000 et 8 000 ans avant le présent. Il semble aussi que les
conditions initiales et les variations lentes de l’océan intermédiaire et profond
aient eu peu d’impact sur les caractéristiques du climat au cours de l’Holocène.
Ainsi les différentes périodes sont pratiquement en équilibre avec les forçages.
On peut donc considérer que les simulations d’équilibre pour une période
particulière de l’Holocène permettent de cerner correctement les principales
caractéristiques du climat. Ce résultat est important, car la méconnaissance
des conditions océaniques à l’échelle globale au début de l’Holocène est une
source d’incertitude pour les simulations numériques. Néanmoins, l’équilibre
n’est pas toujours vérifié sur les 4 000 dernières années à cause d’un déphasage
de 200 ans introduit entre le forçage et la réponse climatique par la réorganisation de la forêt boréale dans l’hémisphère nord (Crucifix et al., 2002 [13]).
9.4.1.2 Quelques périodes de référence et l’analyse
des rétroactions
Les simulations avec les modèles de complexité intermédiaire permettent
de décrire les grandes tendances et les principales rétroactions ayant façonné
l’Holocène pour les moyennes et hautes latitudes de l’hémisphère nord, mais
ne permettent pas de discuter finement les rétroactions et les changements de
variabilité. Quelques périodes, comme le début de l’Holocène (il y a 9 500 ans)
et l’Holocène moyen (il y a 6 000 ans), ont fait l’objet de nombreuses études de
modélisation, dans le cadre d’une démarche coordonnée entre des synthèses de
données et des simulations numériques réalisées à l’aide de modèles de circulation générale (Joussaume et Taylor, 1995 [22] ; Joussaume et al., 1999 [23] ;
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Paléoclimatologie
l’océan et l’atmosphère sous forme de secteurs latitudinaux, alors que le second considère un modèle d’océan tri-dimensionnel, couplé à un modèle d’atmosphère simplifié. Les changements de température annuelle simulés sont
très faibles, conformément à la faible amplitude du changement d’insolation.
Entre 60
◦ N et 70
◦ N, ces études indiquent un refroidissement au cours de l’Holocène en réponse à la réduction de l’insolation d’été relativement conforme
à ce qu’indiquent les observations (Fig. 9.3). L’augmentation des concentrations des gaz à effet de serre depuis l’Holocène moyen aurait, au contraire,
en partie contrecarré la réduction de température d’environ 0,5
◦ C. Le début de l’Holocène est aussi une période où l’océan est encore perturbé par
la récente déglaciation et les calottes plus étendues qu’aujourd’hui sont présentes en Amérique du Nord et au Groenland. Des simulations (Renssen et al.,
2005 [33]) indiquent que la présence de la calotte fennoscandienne au début
de l’Holocène a pour principal effet de retarder l’optimum climatique dans
l’est du Canada et au Groenland (Fig. 9.3). Ces études suggèrent également
une augmentation de la variabilité au cours de l’Holocène, principalement sur
le pourtour des mers nordiques, provenant de rétroactions entre la circulation
atmosphérique, l’océan et la glace de mer.
Les simulations ne montrent pas de modification majeure de la circulation thermohaline de l’océan au cours de l’Holocène, sauf peut-être une légère
augmentation entre 9 000 et 8 000 ans avant le présent. Il semble aussi que les
conditions initiales et les variations lentes de l’océan intermédiaire et profond
aient eu peu d’impact sur les caractéristiques du climat au cours de l’Holocène.
Ainsi les différentes périodes sont pratiquement en équilibre avec les forçages.
On peut donc considérer que les simulations d’équilibre pour une période
particulière de l’Holocène permettent de cerner correctement les principales
caractéristiques du climat. Ce résultat est important, car la méconnaissance
des conditions océaniques à l’échelle globale au début de l’Holocène est une
source d’incertitude pour les simulations numériques. Néanmoins, l’équilibre
n’est pas toujours vérifié sur les 4 000 dernières années à cause d’un déphasage
de 200 ans introduit entre le forçage et la réponse climatique par la réorganisation de la forêt boréale dans l’hémisphère nord (Crucifix et al., 2002 [13]).
9.4.1.2 Quelques périodes de référence et l’analyse
des rétroactions
Les simulations avec les modèles de complexité intermédiaire permettent
de décrire les grandes tendances et les principales rétroactions ayant façonné
l’Holocène pour les moyennes et hautes latitudes de l’hémisphère nord, mais
ne permettent pas de discuter finement les rétroactions et les changements de
variabilité. Quelques périodes, comme le début de l’Holocène (il y a 9 500 ans)
et l’Holocène moyen (il y a 6 000 ans), ont fait l’objet de nombreuses études de
modélisation, dans le cadre d’une démarche coordonnée entre des synthèses de
données et des simulations numériques réalisées à l’aide de modèles de circulation générale (Joussaume et Taylor, 1995 [22] ; Joussaume et al., 1999 [23] ;
