“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 328 — #351
i
i
i
i
i
i
i
i
328
Paléoclimatologie
Année
Forçages extérieurs (W/m2)
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
−4
−3
−2
−1
0
−1
0
1
0
1
2
Volcans
Solaire (bas)
Solaire (haut)
GES + SO2
Fig. 9.2 – Évolution des estimations de forçages radiatifs (W : m2) depuis l’an 700.
Panneau supérieur : activité volcanique ; panneau médian : activité solaire ; panneau
inférieur : gaz à effet de serre et des aérosols sulfatés (Jansen et al., 2007 [19]).
dans l’année suivant l’éruption. Il y a de nombreuses évidences de l’activité
volcanique au cours de l’Holocène, mais il n’existe pas de série quantitative sur
l’ensemble de la période. Les données deviennent plus précises pour le dernier
siècle, bien que nous manquions d’information sur la période de l’éruption, la
localisation géographique et les quantités d’aérosols émis. Ainsi, suivant les
sources, l’amplitude et la date des éruptions de l’Holocène varient fortement.
9.1.1.1 L’évolution des températures dans les différents
enregistrements
Les variations de température enregistrées au cours de l’Holocène reflètent
la réponse du système climatique aux différentes perturbations radiatives listées ci-dessus, auxquelles s’ajoutent différentes rétroactions, comme celles liées
à la vapeur d’eau ou à la fonte de la neige et des calottes de glace. L’optimum
climatique du début de l’Holocène n’est ainsi pas situé à toutes les latitudes
en même temps (Fig. 9.3), car l’insolation dépend de la latitude et de la saison, et les rétroactions induisent un retard entre le forçage et sa traduction en
température. Ainsi, la synthèse effectuée par Jansen et al. (2007) [19] indique
des températures estivales maximales il y a 10 000 à 8 000 ans. Les reconstructions pour les moyennes latitudes de l’hémisphère nord sont caractérisées par
une décroissance lente des températures de la surface de l’océan (sea-surface
temperature : SST) au cours de l’Holocène. En Amérique du Nord, la période
la plus chaude se situe entre 7 000 et 5 000 ans avant le présent. Les données de pollens et les restes macrofossiles (voir chapitre 9, tome 1 pour les
i
i
i
i
i
i
i
i
328
Paléoclimatologie
Année
Forçages extérieurs (W/m2)
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
−4
−3
−2
−1
0
−1
0
1
0
1
2
Volcans
Solaire (bas)
Solaire (haut)
GES + SO2
Fig. 9.2 – Évolution des estimations de forçages radiatifs (W : m2) depuis l’an 700.
Panneau supérieur : activité volcanique ; panneau médian : activité solaire ; panneau
inférieur : gaz à effet de serre et des aérosols sulfatés (Jansen et al., 2007 [19]).
dans l’année suivant l’éruption. Il y a de nombreuses évidences de l’activité
volcanique au cours de l’Holocène, mais il n’existe pas de série quantitative sur
l’ensemble de la période. Les données deviennent plus précises pour le dernier
siècle, bien que nous manquions d’information sur la période de l’éruption, la
localisation géographique et les quantités d’aérosols émis. Ainsi, suivant les
sources, l’amplitude et la date des éruptions de l’Holocène varient fortement.
9.1.1.1 L’évolution des températures dans les différents
enregistrements
Les variations de température enregistrées au cours de l’Holocène reflètent
la réponse du système climatique aux différentes perturbations radiatives listées ci-dessus, auxquelles s’ajoutent différentes rétroactions, comme celles liées
à la vapeur d’eau ou à la fonte de la neige et des calottes de glace. L’optimum
climatique du début de l’Holocène n’est ainsi pas situé à toutes les latitudes
en même temps (Fig. 9.3), car l’insolation dépend de la latitude et de la saison, et les rétroactions induisent un retard entre le forçage et sa traduction en
température. Ainsi, la synthèse effectuée par Jansen et al. (2007) [19] indique
des températures estivales maximales il y a 10 000 à 8 000 ans. Les reconstructions pour les moyennes latitudes de l’hémisphère nord sont caractérisées par
une décroissance lente des températures de la surface de l’océan (sea-surface
temperature : SST) au cours de l’Holocène. En Amérique du Nord, la période
la plus chaude se situe entre 7 000 et 5 000 ans avant le présent. Les données de pollens et les restes macrofossiles (voir chapitre 9, tome 1 pour les
