“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 325 — #348
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Chapitre 9
Holocène et perturbation
anthropique : introduction
Pascale Braconnot, Pascal Yiou, Laboratoire des Sciences
du Climat et de l’Environnement, UMR CEA-CNRS-UVSQ, CE
Saclay l’Orme des Merisiers, 91191 Gif-sur-Yvette, France.
9.1 Les grandes tendances de l’Holocène
9.1.1 Les différentes perturbations radiatives
L’Holocène a démarré il y a environ 10 000 ans à la fin de la dernière
glaciation. Cette période est marquée dans son dernier millier d’années par
l’impact croissant de l’activité humaine (utilisation des sols, changement de
la composition atmosphérique). De nombreuses données nous en livrent les
variations qui sont, au premier abord, moins spectaculaires que les grands
bouleversements engendrés par la déglaciation. Néanmoins, la tendance naturelle générale, pilotée par les changements de rayonnement solaire au sommet
de l’atmosphère, est caractérisée par des modifications profondes de la mousson et du phénomène El Niño dans les régions tropicales. Dans les latitudes
moyennes de l’hémisphère nord, ce sont les caractéristiques des principaux
modes de variabilité qui changent. Plusieurs événements abrupts en ponctuent également le déroulement.
Les variations lentes du rayonnement solaire au sommet de l’atmosphère,
induites par les variations des paramètres orbitaux, constituent le moteur
de l’évolution des principales caractéristiques climatiques sur cette échelle de
10 000 ans. Les variations de l’obliquité de 24,23
◦ au début de l’Holocène à
23,44
◦ pour l’époque actuelle ont augmenté de 1,5 W/m
2 la moyenne annuelle
du rayonnement solaire aux hautes latitudes entre le début de l’Holocène et
la période actuelle. Pendant la même période, les basses latitudes ont perdu
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Chapitre 9
Holocène et perturbation
anthropique : introduction
Pascale Braconnot, Pascal Yiou, Laboratoire des Sciences
du Climat et de l’Environnement, UMR CEA-CNRS-UVSQ, CE
Saclay l’Orme des Merisiers, 91191 Gif-sur-Yvette, France.
9.1 Les grandes tendances de l’Holocène
9.1.1 Les différentes perturbations radiatives
L’Holocène a démarré il y a environ 10 000 ans à la fin de la dernière
glaciation. Cette période est marquée dans son dernier millier d’années par
l’impact croissant de l’activité humaine (utilisation des sols, changement de
la composition atmosphérique). De nombreuses données nous en livrent les
variations qui sont, au premier abord, moins spectaculaires que les grands
bouleversements engendrés par la déglaciation. Néanmoins, la tendance naturelle générale, pilotée par les changements de rayonnement solaire au sommet
de l’atmosphère, est caractérisée par des modifications profondes de la mousson et du phénomène El Niño dans les régions tropicales. Dans les latitudes
moyennes de l’hémisphère nord, ce sont les caractéristiques des principaux
modes de variabilité qui changent. Plusieurs événements abrupts en ponctuent également le déroulement.
Les variations lentes du rayonnement solaire au sommet de l’atmosphère,
induites par les variations des paramètres orbitaux, constituent le moteur
de l’évolution des principales caractéristiques climatiques sur cette échelle de
10 000 ans. Les variations de l’obliquité de 24,23
◦ au début de l’Holocène à
23,44
◦ pour l’époque actuelle ont augmenté de 1,5 W/m
2 la moyenne annuelle
du rayonnement solaire aux hautes latitudes entre le début de l’Holocène et
la période actuelle. Pendant la même période, les basses latitudes ont perdu
