“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 287 — #310
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7. Climat et cycles astronomiques
287
Mi-1
Oi-1
Oligocène
Oligocène
Miocène
Eocène
22
24
26
28
30
32
34
Age (Ma)
Profondeur (m)
δ C(‰)
13
δ O(‰)
18
80
90
100
110
120
130
140
150
160
170
180
190
200
210
220
230
240
405 ka ε (°)
1,5 1,0 0,5 0
22 24 3,0 2,5 2,0 1,5 1,0
55
58
61
64
67
70
73
76
79
82
85
Fig. 7.14 – D’après Pälike et al., 2006 [26]. Isotopes stables
13 C et
18 O benthiques
du site ODP 1218, obliquité (ε) avec sa modulation d’amplitude, et filtrage de l’excentricité et des signaux isotopiques à 405 ka. La périodicité de 405 ka est bien
visible dans les signaux isotopiques, notamment le
13 C, ce qui permet de définir
une chronologie astronomique (numérotation des cycles à 405 ka depuis l’actuel).
Les minima d’amplitude de variation de l’obliquité correspondent très souvent à des
maxima pour l’
18 O.
Si des cycles sont vraisemblablement présents tout au long de l’histoire de
la Terre, il faut néanmoins éviter d’attribuer systématiquement une origine
astronomique à toute périodicité apparente dans les enregistrements sédimentaires. En effet, il est tout à fait concevable que certaines composantes du
système Terre puissent générer des oscillations internes, plus ou moins périodiques, à des fréquences qui ont peu de rapport avec la dynamique céleste.
Ainsi, au Quaternaire, il existe une variabilité dite « sub-Milankovitch » qui
correspond aux événements de Dansgaard-Oeschger ou aux événements de
Heinrich. Il est probable que des cyclicités de ce type puissent aussi exister à
d’autres moments de l’histoire de la Terre. Par exemple, les strates du Trias
de Latemar, épaisses de 470 m dans les Dolomites italiennes, possèdent une
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7. Climat et cycles astronomiques
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Mi-1
Oi-1
Oligocène
Oligocène
Miocène
Eocène
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Age (Ma)
Profondeur (m)
δ C(‰)
13
δ O(‰)
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90
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110
120
130
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180
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200
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405 ka ε (°)
1,5 1,0 0,5 0
22 24 3,0 2,5 2,0 1,5 1,0
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Fig. 7.14 – D’après Pälike et al., 2006 [26]. Isotopes stables
13 C et
18 O benthiques
du site ODP 1218, obliquité (ε) avec sa modulation d’amplitude, et filtrage de l’excentricité et des signaux isotopiques à 405 ka. La périodicité de 405 ka est bien
visible dans les signaux isotopiques, notamment le
13 C, ce qui permet de définir
une chronologie astronomique (numérotation des cycles à 405 ka depuis l’actuel).
Les minima d’amplitude de variation de l’obliquité correspondent très souvent à des
maxima pour l’
18 O.
Si des cycles sont vraisemblablement présents tout au long de l’histoire de
la Terre, il faut néanmoins éviter d’attribuer systématiquement une origine
astronomique à toute périodicité apparente dans les enregistrements sédimentaires. En effet, il est tout à fait concevable que certaines composantes du
système Terre puissent générer des oscillations internes, plus ou moins périodiques, à des fréquences qui ont peu de rapport avec la dynamique céleste.
Ainsi, au Quaternaire, il existe une variabilité dite « sub-Milankovitch » qui
correspond aux événements de Dansgaard-Oeschger ou aux événements de
Heinrich. Il est probable que des cyclicités de ce type puissent aussi exister à
d’autres moments de l’histoire de la Terre. Par exemple, les strates du Trias
de Latemar, épaisses de 470 m dans les Dolomites italiennes, possèdent une
